"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Tout effet a sa cause et son sens (07 04)

L'anthropologue Hansueli Etter avait expliqué que le hasard était anomique, quand il n'était pas dystopique, et plutôt générateur de désordre. Le physicien Wolfgang Pauli, collaborateur de Carl G. Jung, notamment en matière de synchronicité, avait relevé l'impossibilité d'une évolution aveugle d'un point de vue statistique, c'est à dire non orientée vers une finalité de sens. Le hasard n'y aurait pas sa place.

Ainsi, en physique nous concevons que chaque effet a sa cause mais ces réflexions sur l'évolution, nous indiquent que le hasard n'y est pas suffisant pour expliquer et comprendre le fait que l'évolution ait un sens, une orientation, et donc une finalité certaine. Ainsi, ces chercheurs se rendent compte que les causes à chaque effet, sont loin d'être mécaniques et aléatoires, et qu'il nous faudrait prendre en compte l'influence profonde des environnements, qu'ils soient émotionnels ou culturels si tant est qu'on puisse l'imaginer...

A ce stade, deux hypothèses s'offrent à nous : celle de la rétro causalité, chère au physicien Philippe Guillemant, et celle de la conscience universelle que l'on sait présente dans nombre de cultures anciennes, comme le bouddhisme, l'indouisme, le shintoïsme et nombre de cultures animistes.

Dans le principe de rétro causalité, nous retrouvons l'aplatissement du temps, celui où tous les temps se conjuguent simultanément. C'est donc là que le futur aspire le présent et le passé. C'est ce dont témoignent les fameuses synchronicités. Il ne s’agit pas d’une notion qui me séduise, ni que j’aie faite mienne. Cependant je comprends parfaitement que le temps linéaire soit une notion intellectuelle, et qu'il n'existe qu'un seul temps : l'éternel présent. C'est la déduction de rétro causalité que j'ai du mal à intégrer : elle me paraît, de la même façon, une construction déduite d'une logique de conséquence.

Pourtant, qu'une conscience universelle oriente le réel m'habite, et j'y retrouve toutes les notions d'intentions créatrices, de perception de réalités lointaines, autant dans le temps que dans l'espace. Des chercheurs de la CIA ont porté des travaux dans ce sens à la connaissance des russes dans ce même domaine, et réciproquement. Ce fut apparemment avec un certain succès d'efficience et d'efficacité tant chez les uns que chez les autres. Ils ont ainsi découvert et développé la perception à distance associée à une certaine intelligence médiumnique ordinaire. Pour quoi faire ?... Juste pour savoir ce qui se passe chez les autres, et de quelle manière !...

Je me demande donc si la cause principale à tout événement et avènement ne serait pas la question du sens. Ce serait alors "parce que ce doit être, que c'est". Je me réfère ici à la conscience universelle, à la notion d'ordre universel chère au taoïsme : là où “justement” tout est, et "aspire" toute chose dans une finalité globale, dans une orientation de sens en équilibre. Un peu comme si une genèse aspirait le réel comme un point de fuite en perspective !...

Dès lors, la première et seule cause de chaque chose en serait son sens, dans une conscience universelle d'un projet déjà pensé et donc orienté !... C'est un peu ce que l'on retrouve dans cette religion et sagesse la plus répandue au monde, selon l'anthropologue Bruno Etienne : l'animisme ! Le premier et définitif sens de la vie dans la nature est son équilibre en paix. Tout ce qui permet et promeut la paix et l'équilibre est sain A contrario, tout ce qui développe ou provoque de la violence, du désordre ou de la haine serait “maladie”.

Ainsi pourrions nous penser que la finalité de la vie de la nature est la paix et l'harmonie entre tous les éléments de l'univers. J'entends déjà nombre de personnes rétorquer que la violence est plus populaire, voire plus "naturelle", que la bienveillance. A ceux-là, contrairement à la célèbre phrase attribuée à saint Thomas, compagnon dudit Jésus, qui affirmait ne croire que ce qu'il voyait, je dirai que nous avons une profonde tendance à ne voir que ce que l'on croit (Je renvoie à nombre de mes articles précédents qui traitent de ce fait ).

Ainsi, notre culture néolibérale, dernier reliquat d'un césarisme conquérant, demeure avide et violent (même si l'empire romain s'est économiquement et politiquement effondré, le catholicisme reste son produit le plus pur). Il projette dans la nature qu'il prétend comprendre, ses propres préoccupations de peur, d'avidité et donc de violence.

Voilà ! Ce que l'on prête d'universel à la nature, ce sont nos propres turpitudes (on se souvient de la célèbre phrase du psychosociologue Serge Moscovici : "Les lois de la nature sont celles que la culture lui trouve."). Et ceci n'efface pas notre quête de sens dans une vision simplifiée et simplificatrice de notre environnement naturel. Ce ne sont pas les yeux du bon sens qu'il nous faudrait ouvrir mais la lucidité d'une conscience éclairée à partager.

Il nous faut juste comprendre et nous souvenir que chaque système, processus, possède en lui-même les conditions, la dynamique et les moyens de sa fin. Mais il convient aussi d'ajouter que cette fin possède en elle-même des processus de renaissance d'un “état” transformé. C'est là, et seulement là, que réside tout le principe d'évolution. 

Jean-Marc SAURET
Le mardi 7 avril 2026



Le problème ne sont pas les écrans mais la perte de l'altérité (31 03)

Notre culture néolibérale nous aspire vers la disparition de l'Autre comme dans une fin du collectif. Nous avons remplacé les interlocuteurs humains par des interfaces. Plus de guichets, plus de regards ni de discussions.

La posture néolibérale est bien que toute posture et démarche devienne efficace et la vie ensemble devient inutile. Tout cela parce que nous avançons chacun dans notre cellule et dans nos "cellules-cellulaires numériques" : équipés, connectés et assistés. Et pourtant nous y sommes tellement seuls.

Cela peut sembler confortable. Jusqu’au jour où l’on réalise que le collectif n’existe plus, où l’on ne sait plus comment demander de l’aide. Ni contredire, consoler ou aimer. tout ceci jusqu'au jour où l’autre devient un frein, presque une menace. Et alors même le désir se passe de partenaire.

Ce que je décris dans mon nouvel article n’est pas une dystopie. C’est une clinique du présent; un coup d’œil sur ce que nous sommes déjà en train de perdre : nous ne protégerons pas les enfants en corrigeant simplement “les écrans” mais en préservant l’altérité. Parce que ce n'est pas seul face à une intelligence artificielle que l'on se construit, c'est en rencontrant des humains.

Nous ne gagnons pas du temps avec le numérique, nous perdons des mondes*... Comme le contact avec ce que nous avons reconnu longtemps comme étant le réel.

Cette fin de l'altérité nous renvoie à la perte de notre propre identité car, comme l'avait montré Lacan : "Nous ne sommes que de l'autre". Cette perte de l'altérité qui nous donne à être est l'aboutissement du néolibéralisme, le bout du bout du solipsisme, la fin du miroir, la fin de notre humanité. 

Tolstoï disait que "si tu souffres c'est que tu es vivant, mais si tu ressens la souffrance de l'autre, alors tu es humain !" Et la culture néolibérale nous en exonère, nous affirmant qu'il n'y a pas d'autre réalité que celle que chacun ressent.

Les mutations tellement inquiétantes qui sont déjà bien à l'œuvre, sont en train de "tuer" notre humanisme sur l'altérité, pourtant tellement nécessaire à la santé mentale de notre monde !

Je vous confirme personnellement que, rien que sur Linkedin (pourtant, pour moi, peut être le meilleur réseau social en terme d'informations factuelles), la "parano" de l'infiltration croissante et bien dissimulée par les labos d'IA, via une multiplication exponentielle des faux-profils, notamment dans les milieux de la psychologie clinique, ou de la psychanalyse. 

Ce phénomène est en train de se répandre et de démolir toute la confiance inter-individuelle, ou inter-subjective, ou encore inter-humaine sur les réseaux sociaux et dans nos interactions, c'est selon chacun... Cela devient même épouvantable au sens réel du terme ! C'est du moins ce que révélait Pol Longrée, ce psychologue clinicien, de formation freudienne et lacanienne à l'Université Catholique de Louvain (UCL).

C'est bien en conclusion de tout cela que nous développons dans nos pratiques cet intérêt pour les pratiques de l'art, de tout ce qui, totalement subjectif, "fait rencontre", introduit l'émotion partagée, etc... Redisons le : "Nous ne sommes que de l'autre" voire de tout ce que nous lui partageons et lui reconnaissons ! Ainsi, le problème ne sont pas les écrans mais la perte de l'altérité.

*https://www.fugitisme.fr/post/fugitisme-disparition-autre-numerique

Jean-Marc SAURET

Le mardi 31 mars 2026

Lire aussi  " Particularités et conséquences de la Post-Modernité "

Aphorisme 4 (24 03)

L'aphorisme est l'art de suggérer la réflexion en une simple phrase, voire en quelques mots. Il est donc aussi un art d'enseignement. D'autres nous dirons qu'il s'agit d'un processus proche de la méditation. Profitons en, c'est cadeau ! A parcourir et picorer à tempérament...

"Toute cause a un effet et tout effet a sa cause, car l'un présuppose l'autre." (sagesse ancienne)

"L'essentiel n'est pas ce que tu fais mais qui tu es quand tu le fais. Les cinq codes quantiques sont ceci : 1 - le physique est le dernier maillon de matérialisation ; 2- tout est énergie ; 3 - la véritable manifestation est en soi, intuitive ; 4 - Tu ne peux pas échapper à ta fréquence ; 5 - l'importance crée la séparation." (Agatha Krzystofik)

"Personne n'a le droit d'obéir (mais le devoir de comprendre)" (Hannah Arendt) 

"La hasard est la main que prends dieu pour passer inaperçu." (Khalid Gibran)

"Ce que tu critiques chez les autres, c'est toi que tu refuses de voir. Ce qui t'agace autour de toi est ce qui t'insupporte en toi." (CGJung)

"Je serai folle, s'il le faut ! Ce sont les fous qui ont sauvé le monde !" (Flora Tristan 1803-1844)

"Nous refusons d'être ennemis !" (Daoud Nassar, palestinien)

"C'est toujours noir avant l'aube !" Le calme précède la tempête. La préparation de l'œuvre est toujours particulière. (Joe Dispenza)

"Si tu peux l'imaginer cela existe déjà." (Neville Goddard)

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles deviennent difficiles. (Sénèque)

"Il vaut mieux se faire détester pour ce que l'on est que de se faire aimer pour ce que l'on n'est pas." (André Gide)

"Refuser nos sentiments c'est aussi refuser notre boussole intérieure. Nos émotions sont comme les deux mêmes faces d'une même pièce : l'une est l'émotion elle même, l'autre est l'information qu'elle nous donne sur ce qui est important pour nous." (Ilios Kotsu)

"De la puissance de la pensée réflexive : Si, par exemple, on promeut l’individualisme, la concurrence, le profit personnel et immédiat comme seul objectif dans la vie, ce que l’on obtient, c’est un monde compliqué et cruel. Si, à l’inverse, la pensée d’une collectivité s’oriente vers la coopération, la collaboration, la bienveillance et la compassion entre les personnes, alors une partie du chemin vers un environnement plus favorable à l’évolution humaine sera adéquatement ouvert." (Université de Sherbrooke)

"C’est aujourd’hui une tâche primordiale que d’exercer une influence persuasive et de ne pas renoncer à cette démarche." (Javier Tolcalchier)

"L'arrogance précède toujours la chute." (Précepte amérindien)

"La parole est un pouvoir créatif. Elle peut créer ou détruire." (Corpus Hermeticum Egyptien)

"La musique a le pouvoir de purifier l'âme et de la rendre plus harmonieuse." (Platon)

" La musique est la langue de l'univers. Elle est le son de la création." (Texte sacré indous)

"Ce que tu n'acceptes pas te poursuit. Ce que tu regardes se transforme." (Pensée zen) 

"Ce à quoi tu résistes persiste et ce que tu accueilles se transforme" (pensée bouddhiste)

"La véritable nature de l'esprit est comparable au ciel qui n'est pas affecté par la poussière qu'on lui jette " (Matthieu Ricard)

"La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles." (Fiodor Dostoïevski)

"L'ignorance est un crépuscule. Le mal y rode. Vous songez à l'éclairage des rues, soit ! Mais songez aussi surtout à l'éclairage des esprits " (Victor Hugo)

"Comment puis-je blâmer le vent pour le désordre qu'il a causé si c'est moi qui ai ouvert la fenêtre..." (Le contemplateur)

"Nous devons toujours prendre parti : la neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime" (Élie Wiesel - Prix Nobel de la paix)

''La grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel. Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintérêt et le grand. C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent avec la société.'' (Victor Hugo)

"Celui qui dit la vérité n'a pas besoin de se souvenir de ce qu'il a dit." (Mark Twain)

"Si l'erreur est humaine, persévérer est diabolique." (Sarah Knafo)

"La raison veut décider de ce qui est juste. La colère veut qu'on trouve juste ce qu'elle a décidé." (Sénèque)

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir." (Sénèque)

"Tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au dessus de tes forces." (Marc Aurèle)

"L'important n'est pas ce qu'on a fait de nous, mais ce qu'on a fait de ce qu'on a fait de nous." (Jean-Paul Sartre)

"Ce que vous pensez contrôler vous contrôle alors que ce que vous acceptez vous libère" (pensée bouddhique)

"Ce qui n'arrive pas à la conscience remonte sous forme de destin." (Carl G. Jung)

"Ce de notre ombre, de nos angoisses, que nous ne rendons pas conscients, nous le vivrons comme un destin." (Carl G. Jung)

"Le problème est que nous cherchons quelqu'un pour vieillir ensemble , alors que le secret est de trouver quelqu'un avec qui rester enfant." (Charles Bukowski)

"Nous fuyons l'ennui dans le divertissement mais le divertissement nous éloigne de l'essentiel" (Blaise Pascal) 

"Nous souffrons plus en imagination qu'en réalité." (Sénèque)

"Les vrais héros ne portent pas de capes. Ils tendent la main." (anonyme)

"Si des guerres peuvent être déclenchées par des mensonges , la paix peut être installée par la vérité." (Julian Assange)

"C'est une faiblesse de la civilisation actuelle que de substituer à la conscience des systèmes de pouvoir." (Jean-Dominique Michel)

"La sagesse est savoir quand parler et l'intelligence est savoir quand se taire." (Socrate)

"Prends pour objet de méditation l'ensemble des êtres et applique toi à mettre en œuvre les quatre attitudes immensurables : l'amour, ou le désir que tous les êtres soient heureux ; la compassion, ou le désir qu'ils soient affranchis de la souffrance, la joie devant le bonheur d'autrui ; et l'impartialité qui consiste à traiter tous les êtres de manière égale, sans attachement ni rejet." (Kanguiour Rinpotché)

"Ce que vous appelez bonheur, nous l'appelons souffrance. Une manière de souligner sans ménagement que nous cherchons le bonheur là où il ne se trouve pas - dans l'incandescence des plaisirs sans cesse renouvelés, dans le gain, la louange, la renommée, la beauté physique, le pouvoir, etc. tout en nous précipitant allègrement vers les causes mêmes de la souffrance." Matthieu Ricard)

"La colère est un poison que l'on boit soi même en espérant tuer l'autre." (Le Bouddha)

"Ce ne sont pas les choses qui vous dérangent mais l'idée que vous vous en faites." (Marc Aurèle)

" Si tu ressens la douleur c'est que tu es vivant. Si tu ressens la douleur des autres, alors tu es humain," (Léon Tolstoï)

"Vous n'attirez pas ce que vous désirez, mais ce que vous êtes." (C.G. Jung) Dès lors, "Soyez le monde que vous voulez." (Ghandi)

"Je suis le monde que j'espère compatissant, altruiste, aimant et bienveillant" (JMS).

"La vraie richesse ne se mesure pas à ce que l'on montre mais à ce que l'on comprend." (Henry Ford)

"Nous passons 15 ans à l'école et pas une fois on ne nous apprend la confiance en soi, la passion et l'amour qui sont les fondements de la vie." (Albert Einstein)

"L'imagination nous emmène dans cet état de rêverie où des pensées partielles, des sentiments, des images vagabondes fournissent des associations intuitives particulièrement utiles pour trouver des solutions nouvelles à des problèmes." (Martin Seligman- cofondateur de la psychologie positive)

"Si vous voulez juger un régime, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"Le vide n'est pas néant mais potentialité pure comme le silence dans la musique." (Rumi)

"C'est en cessant de chercher que nous trouvons, en cessant de lutter que nous gagnons." (Rumi)

"Il est doux de s'abandonner au flux de la vie comme le ruisseau fait son chemin à travers les possibilités opportunes." (Rumi)

"Dans l'abandon réside le plus grand pouvoir de l'univers." (Bouddha)

"En lâchant prise, ce dont j'ai besoin vient à moi." (Bouddha)

"L'amour est une réalité spirituelle obéissant à des lois niant les mathématiques." (Rudolf Steiner)

"Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation." (Ernest Hemingway)

"L'authenticité est la forme de rébellion la plus pure." (Pattie Smiths)

"Le sens de la vie est de trouver ses dons. Le but de la vie est de les offrir aux autres." (Pablo Picasso)

"Le sens de la vie est de découvrir ses dons et singularités. Le but de la vie est d'en faire profiter les autres, les gens, le monde. Gérer sa vie." (https://youtu.be/GVNHV0OxDts?si=hvcq3sskmhigUVhK)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"J'accepte, je fais confiance, je m'abandonne, je remercie, bonne nuit..." (Carl Gustav Jung) 

"La vérité libère l'esprit". "Le moment présent est la porte de l'éveil". "Soit ta propre lumière (lampe)". "Ne croit rien, vérifie par toi même ". "Le darma est comme une rivière aux multiples sources. Elle nous invite à y puiser notre propre chemin." "Tous, qui que tu sois, peut atteindre l'éveil". "La sagesse est un trésor sans limite". "La souffrance existe. Elle a une cause qui peut être effacée". "L'esprit est tout. Ce que vous pensez vous le devenez". "Le silence dit tout". "L'éveil n'a pas de genre". "Celui qui voit le darma me voit". "Un seul acte de compassion peut tout changer". (Bouddha, présence éternelle) 

"Le bouddhisme a transformé le monde non par la conquête mais pas la compassion, la sagesse et la paix..." (Matthieu Ricard)

"La spiritualité est un processus de transformation personnelle, pas un simple complément de la science, mais une nécessité première de l'existence." (Matthieu Ricard)

"Mon cerveau n'est qu'un récepteur ; dans l'Univers, il existe un noyau à partir duquel nous obtenons la connaissance, la force et l'inspiration. Je n'ai pas pénétré les secrets de ce noyau, mais je sais qu'il existe." (Nikola Tesla)

"Nous ne sommes jamais aussi sans défense que quand nous aimons." (Sigmund FREUD) Mais vous êtes alors là puissance même.

"Si vous ressentez de la douleur, vous êtes vivant, si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain." (Léon Tolstoï)

🌷Les cinq pouvoirs spirituels
"Ce que la plupart des gens appellent pouvoir, les bouddhistes l'appellent désir insatiable. Les cinq désirs insatiables portent sur l'argent, la célébrité, le sexe, l'excès de nourriture et de sommeil. Dans le bouddhisme, nous parlons des cinq vrais pouvoirs, à savoir la foi, la diligence, la pleine conscience, la concentration et la vision profonde. Les cinq pouvoirs sont à l'origine du vrai bonheur, ils sont fondés sur des pratiques concrètes." (L'art du pouvoir, Maître zen Thich Nhat Hanh)

"Chaque être humain porte en lui deux voix : l’une lui murmure la vérité nue, l’autre lui déforme la réalité pour la rendre supportable. Combien de fois nous sommes-nous regardés dans le miroir sans y voir autre chose que notre visage, tandis que nos âmes, tapies derrière la glace, nous observaient de leurs yeux vides? As-tu déjà essayé de rester en silence absolu, d’écouter tes pensées couler librement, sans entraves? C’est terrifiant. L’homme ne supporte pas de se confronter à lui-même, alors il remplit sa vie de bruit, de travail, de conversations creuses, de substances qui l’engourdissent… de tout ce qui peut lui éviter la seule question qui le hante sans relâche : Pourquoi suis-je ici? Qu’est-ce qui me fait avancer? Peut-être que la réponse n’est pas de chercher… mais d’arrêter de fuir…" (Fiodor Dostoïevski)

"Les trois piliers de notre vie sont les chocs émotionnels, la répétition consciente et l'environnement dans lequel on vit. Attache toi à ressentir pleinement ce que tu vises, le monde que tu espères. Attache toi à bien ressentir avant d'agir." (Natascha Krzystofik)

"Tout est mental. Ta réalité est ta pensée. Quand tu cherches à éviter ce que tu crains, tu le produits. Ce à quoi tu résistes persiste..." (Kibalion) 

"Tant que tu n'auras pas conscience de ce qui est inconscient, ton inconscient dirigera ta vie et tu l'appelleras destin." (C. G. Jung)

"Nous sommes arrivés sur différents esquifs et nous sommes maintenant sur le même bateau" . (Martin Luther King)

"Dans une guerre, comme dans un roman, le plus dur à imaginer c'est la fin..." (Saint Exupéry)

"Comme ils ne savaient pas que c'était impossible, ils l'ont fait." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La vie est courte : transgressez, pardonnez vite et embrassez lentement." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La philosophie est une bataille contre l'envoûtement de notre intelligence par le langage.” (Ludwig Wittgenstein, Investigations philosophiques, 1953)

"Les gens intelligents apprennent de tout et de tout le monde, les gens moyens de leurs expériences, les gens stupides ont déjà toutes les réponses." (Socrate)

"On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute vie intérieure." (Georges Bernanos)

"Celui qui vit dans l'opulence et veut encore davantage sera toujours pauvre." (Matthieu Ricard)

''Je m’aperçois, en visitant mon toit, que le pain que je donne aux oiseaux est mangé par les souris. C’est la même chose dans la vie.'' (Victor Hugo, Choses vues)

"Tu ne vivras sur cette terre que soixante-dix ans au mieux, et peut-être la mort te surprendra-t-elle avant même d’atteindre cet âge. Alors, pourquoi te tourmenter à vouloir réparer un monde où tu ne feras que passer quelques années ?" (Dostoïevski)

"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter."(Aldous Huxley)

"J’oserai lui dire que je ne pense pas tant à la vieillesse. Je n’ai jamais cru que l’âge fût un critère. Il y a cinquante ans, je ne me sentais pas particulièrement jeune, à vingt ans, j’aimais la compagnie des gens plus âgés, et aujourd’hui, je ne me sens pas vieille. Mon âge change, il a toujours changé, d’heure en heure. Dans les instants de fatigue, j’ai dix siècles ; dans ceux du travail, quarante ans ; et lorsque je suis au jardin, avec le chien, j’ai l’impression d’avoir quatre ans." (Marguerite Yourcenar)

"Le fait de n'être plus ne doit pas nous inquiéter plus que celui de n'avoir pas été." ( Arthur Schopenhauer)

"Les arts sont le plus sûr moyen de se dérober au monde. Ils sont aussi le plus sûr moyen de s'unir à lui." (Franz Liszt)

"L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre. C'est le seul !" (Gandhi)

"Un bon rendez-vous est quand on s'enivre de la compagnie de l'autre et que tout devient beau dans le monde..." (Keanu Reeves)

"Il n'est pas de tirant au monde qui aime la vérité car elle n'obéit pas ! (Alain)

"Une personne arrogante se considère parfaite. C'est le principal mal de l'arrogance. Elle empêche une personne d'accomplir sa tâche principale dans la vie : devenir une meilleure personne." (Léon Tolstoï, 1828-1910)

"C'est le jour où tu n'y penses pas que le corps se transpose." (Le Codex d'Elohim)

"La multiplicité des soi n'est qu'apparente. La somme totale des esprits est un." (Erwin Schrödinger)

"L'esprit est le fondement de toute matière. Nous sommes l'expression singulière du tout universel. Ainsi l'homme reconnaît qu'il est dieu." (Max Planck)

"En temps de haines, l'amour est un acte de résistance. - Dans un temps de peur, la foi est un acte de résistance. - En temps de mensonges et de désinformation, éduquer sa conscience est un acte de résistance, - Dans tous ces temps mauvais, la joie est un acte de résistance." (Loryn Brantz, poétesse américaine)

"Mettez-vous sur la fréquence de la réalité que vous voulez obtenir et vous ne pourrez qu'obtenir cette réalité." (Albert Einstein)

"La vie ne réside pas dans les choses mais dans les liens entre les choses." (Philippe Bobola)

"Ce qui nous tient dans nos fonctions est le sens et le fun dans une communauté de plaisir." (Jean-Dominique Michel)

‌"La prolifération à tout prix est le programme du cancer, et c'est le modèle de notre société dont la culture est celle d'un individualisme forcené, en concurrence et en compétition." (Jean-Dominique Michel)

"Le blues est la natation de l'errance et du déracinement." (Jean-Dominique Michel)

"L'individualisme est un leurre. Nous sommes tous dépendants et interdépendants tant dans notre survivance que dans notre identité et sensations d'être. Notre fondements constructeur est la dépendance et la communauté. Quand je regarde ma vie, je vois des personnes qui m'ont construites. Ma vie c'est autrui." (Jean-Dominique Michel)

“Avant de guérir quelqu’un, demandez-lui s’il est prêt à abandonner ce qui le rend malade.” (Hippocrate)

"La seule chose dont tu sois tenu est de vivre pleinement l'instant qui est là." (Pensée Chamane)

"Je suis l'une des personnes les plus difficiles parce que je fais partie de ceux qui se soucient des choses simples et se contentent des petits détails, et personne ne se soucie de ces choses-là..." "J'ai vécu seul les pires moments" a-t-il dit et à sa mort, plus de soixante mille personnes ont assisté à ses funérailles ! (Dostoïevski, un géant de la littérature russe)

"Avoir la possibilité de blesser ceux qui nous ont blessés et choisir de ne pas le faire, voilà ce qui nous distingue vraiment d'eux. La véritable force ne réside pas dans la vengeance, mais dans la maîtrise de soi, dans le choix de la paix plutôt que du ressentiment, et dans la capacité de montrer que nous sommes plus grands que la douleur qu'ils nous ont infligée." (Morgan Freeman)

"J’ai atteint un point de ma vie où les disputes ont perdu de leur charme. Je suis à la recherche de la véritable essence de la paix, choisissant de valoriser ma sérénité plutôt que l'impulsion de gagner à tout prix. J'ai appris que la tranquillité est un plus grand triomphe que n'importe quelle dispute." (Keanu Reeves)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"Demeurons simplement dans la fraîcheur inaltérée de l'instant présent, dans la limpidité de la pure conscience éveillée." (Dudjom Rimpoché)

"Il est clair qu'il faut apprendre à maîtriser nos pensées malveillantes dès qu'elles surgissent dans notre esprit, tout comme il faut éteindre un feu dès les premières flammes, avant que la forêt toute entière s'embrase. Sans cette vigilance et cette maîtrise, il nous est très facile de nous écarter considérablement de notre potentiel de bienveillance." (Matthieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, Éditions Nil)

"Pour juger d'un système politique, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"La vie n'éclaire que ceux qui la portent." (anonyme)

"La conscience d'être en guerre, et donc en danger, permet de faire passer pour naturelle la concentration des pouvoirs sur une toute petite caste, présentée comme la condition sine qua non de survie." (George Orwell)

"Si la liberté a un sens, elle signifie le droit de dire aux autres ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre." (Georges Orwell, avant-propos de "La Ferme des animaux" 1945)

"Ce que le troupeau déteste le plus, c'est celui qui pense différemment. Ce n'est pas tant l'opinion elle-même, mais l'audace de vouloir penser par soi-même, ce qu'il ne sait pas faire." (Arthur Schopenhauer)

Changer de société (17 03)

L'époque que nous vivons n'a rien à envier à celle de l'inquisition. Depuis la crise de confiance sur les traitements sanitaires, les comportements politiques de nombre de dirigeants, en France comme ailleurs, me font penser à cette ère du grand saint Dominique venu d'Espagne pour "défendre" la foi catholique. En effet, la confiscation de la liberté d'expression se fait sous le dogme d'une théorie scientiste à la couleur scientifique et d'ordre religieux. Les pressions excluantes sur les dissidents, les condamnations professionnelles, le développement d'une pensée unique (voire inique) et le traitement totalitaire des points de vue questionnant, disqualifiés en complotisme, tout ceci rappelle la période dominicaine du traitement des dites hérésies, Gnostiques, Albigeoises, Pauliciennes, Bogomiles, réformées et autres

L'effacement de toutes contradictions, de tout questionnement des dites "évidences" derrière la pensée scientiste dite scientifique, me font penser à celle qualifiées de vérités pures par l'adoubement dans les propos des prélats cléricaux et autres. Je repense à la manière similaire dont ont été traités l'astronome Galileo Galilei, le philosophe Baruch Spinoza et plus récemment les professeurs Raoult, Péronne, Montagnier et bien d'autres. Il ont été discriminés, attaqués par le conseil de l'ordre et autres autorités instaurées pour ce que les "détenteurs de la vérité" considéraient comme de la dissidence. Elles ont calomnié, insulté et professionnellement empêché, voire condamné ces diffuseurs de pensées libres et d'analyses, et ce par pure idéologie d'un "relégare" officiel et dogmatique. Le phénomène se répète inlassablement en fonction des intérêts financiers, de pouvoir, ou autres.

La puissance d'un système "dogmatique religieux" réside dans le doute, la douleur, la culpabilité et les peurs qu'il instaure depuis son enfermement, mais aussi dans la panacée obligatoire qu'il prodigue pour se soigner du mal qu'il a lui-même élaboré et propagé. C'est là un système qui s'auto promeut pour se maintenir. Il vit de lui-même au dépend de ce (ou ceux) qu'il prétend "éclairer".

Nous voici face à un système sociétal toxique, totalitaire, discriminant, mais aussi manipulatoire. Il en est simplement inacceptable et insupportable. La première réaction qui nous vient est de pratiquer une rupture violente, une déconstruction, voire une révolution. Mais comme la violence génère de la violence, nous y risquons aussi notre vie, celle de nos proches et bien sûr notre avenir, autant que celui de la vérité à comprendre et à défendre. Par ailleurs cette démarche tend, par réaction, à perpétuer ce paradigme violent qui nous est insupportable. Ainsi nous installerions les moyens de sa pérennisation.

En fait, la solution durable commence dans la prise de conscience de ce qui se passe. Il s'agit simplement d'un lâcher prise total. Je repense à un amis pacifiste de plein cœur qui lors de son service militaire, fut envoyé en éclaireur lors d'une manœuvre. Surpris par un bruit dans les fourrés, il y a braqué son arme et a réalisé que si quelqu'un était sorti, il aurait tiré. Bien que chargé à blanc, confronté à sa conscience, il a rejoint son bataillon, à planté le canon de son fusil en terre et a dit à la troupe et aux officiers qui étaient là : " Je ne joue plus..." Et il s'est assis par terre avec un tel aplomb que les gradés l'ont laissé là et ont poursuivi l'exercice.

Je crois bien que si, nous aussi, nous arrêtions de jouer, il n'y aura personne pour nous contredire. C'est d'autant plus vrai que nous sommes les plus nombreux. Mais ce n'est pas tout ! Comme il l'est évident dans la pensée bouddhique, la vérité libère et renverse les mensonges qui la condamnent. Elle triomphe toujours. Il suffit d'un peu de patience, laquelle est aussi utile que nécessaire. C'est aussi ce que proclame le proverbe sud-africain : "Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Elle finit par arriver et s'impose toujours." Car si la vérité est la lumière, elle dissout l'ombre dès qu'elle apparaît.

Je pense souvent à cet ami et à son histoire. Ma réflexion, en l'espèce, me conduit davantage à déterminer le “comment arrêter de jouer”, plutôt qu'à envisager les réactions de ceux qui tiennent les rênes de cette société. Une société qui décidément ne nous convient pas. Comme l'avait dit Schopenhauer, toute nouveauté est d'abord dénigrée, puis combattue et enfin acceptée comme une évidence. Je crois que l'influence des minorités actives, comme l'a développé Serge Moscovici, [le père de Pierre et l'un de mes professeurs à l'EHESS], est aussi déterminante que puissante.

La vérité n'est pas la pensée ou la vision d'un groupe, un récit plus "juste", mais la conviction de ce qui la pense (une conscience universelle), plus et au delà de "ceux qui la pensent", c'est à dire la consistance de cette conviction du réel.

Dans sa description, le professeur Moscovici montre comment la consistance d'un groupe minoritaire fait trembler les bases de certitudes de la majorité jusqu'à ce qu'elle soit "contaminée" et commence à intégrer les éléments de valeurs du groupe minoritaire. Mais je dois aller plus en profondeur : est-ce l'individu qui réagit et révolutionne, même sous influence ? Ou est-ce quelque chose qui relève d'une autre dimension ?

Quand je dis que nous sommes une parcelle de l'univers, j'invite à considérer l'univers comme une ruche ou une fourmilière. Ce n'est pas l'abeille ou la fourmi qui constitue l'entité de base. De la même façon, ce n'est pas nous, comme individus, mais la ruche et la fourmilière qui la sont. Donc ne vous considérez pas comme l'individu de base mais comme une parcelle de l'univers. C'est lui qui est l'entité de base. Nous ne sommes, en tant que personne, qu'une cellule de l'univers comme le sont chaque cellules (endogènes et exogènes) de notre corps, comme l'est chaque goutte de l'océan. Nous relevons d'une entité globale qui nous dépasse, une entité transcendante. C'est d'elle et par elle que nous sommes, que nous pensons, agissons et réagissons.

Alors, est-ce bien “nous-mêmes” tels que nous nous concevons qui agissons et interagissons?... À moins qu'il ne s'agisse que de quelque chose d'autre qui nous dépasse et nous transcende ? Je pencherais pour cette seconde hypothèse et que ce soit la conscience universelle, dont nous sommes quelques parcelles. Nous voilà parvenus à la “cause" et donc à la raison pour laquelle nous avons la sensation de la providence qui subvient et répond à nos besoins. Voilà pourquoi nous avons la sensation de l'intuition, et donc de la conscience universelle. Voilà ce qui fait que nous "sentons" ce qui va se passer, que nous ressentons “qui” est cette personne que nous rencontrons pour la première fois. Et si l'égo s'en mêle, nous pouvons certes nous tromper, ou nous abuser nous-même.

Voilà pourquoi nous sentons comment va être cette journée qui commence à peine alors que nous sommes encore dans notre lit. Voilà pourquoi nous avons cette sensation de "réalité vraie", d'une évidence quand une problématique complexe se présente, etc...

Ainsi, avons nous à nous soucier de ce qui se passe, de quand devrons nous agir pour que changent les choses, pour la résolution plutôt que la révolution, savoir ce que nous aurons à faire ? Non, nous avons juste à être conscient de ce qui est et de persévérer dans nos sensations, dans la certitude de ce qui est là et de ce qui va se passer, dans la certitude de nos intuitions profondes, de nos sensations du réel. Elles sont, comme les synchronicités chères à Jung, des fragments venues de l'univers, quelques échos "entre les temps", des messages de la transcendance, l'entité fondamentale dont nous sommes

Toutes ces informations, sensations, intuitions, sont des parcelles de l'univers qui "est aussi nous-même". Ainsi, nous les entendons si nous sommes à notre place, c'est-à-dire à l'écoute du plus profond de nous mêmes, là où se trouvent l'univers et les dieux. Ainsi, la société change tant parce que nous en ressentons l'utilité, ou l'urgence, que parce que nous la vivons et la ressentons. Et ce puisque nous sommes "parcelles de l'univers", là où tout se décide, se choisi, se produit. Nous en sommes !...

Si nous gardons en mémoire que "le tout est dans la partie", comme le propose le Kybalion ou la sagesse bouddhiste et d'autres encore plus anciennes ou actuelles, alors, ce qui se produit dans la conscience individuelle participe à la conscience collective. Ainsi, si je me rends compte de quelque chose de particulier, ceci participe à l'incrémentation de la conscience universelle redistribuée à toutes et à tous, et à plus encore. De même si je m'enferme dans mes croyances, elles seront ma réalité. Paracelse avait écrit : "L'homme est ce qu'il pense et la chose qu'il pense devient réalité."

Penser librement, de manière sincère et indépendante, devient donc une obligation tant éthique et philosophique que pratique. C'est là quelque chose du devoir de chacun. Je pense à la maîtrise de toutes contraintes, comme la peur, susceptibles de modifier notre conscience. Et je pense aussi à la responsabilité de chacun dans la construction de notre réalité partagée. Assurer sa propre protection d'influences perverses ou néfastes devient donc une obligation, voire une nécessité, pour l'humanité, mais aussi un devoir de sagesse incontournable afin de sauver l'interaction entre chaque personne et l'univers. Répétons le : chacun est la parcelle contenant le tout. C'est ainsi qu'adviendra ce monde qui nous occupe, voire nous "préoccupe" et que rendra réel la paix retrouvée de nos âmes.

Jean-Marc SAURET
Le mardi 17 mars 2026

Lire aussi : " Comprendre, ressentir et donner à voir " 


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Jean-Marc SAURET

jeudi 12 mars 2026

Le néolibéralisme et nous ... (10 03)

Et si la problématique du néolibéralisme était simplement son "comment" et son "pourquoi", c'est à dire qu'elle s'épuiserait dans l'objet "argent-consumérisme" ? Nous touchons là, me semble-t-il le cœur du problème : l'accumulation sensorielle et matérielle. Il semble bien, selon les travaux de Sébastien Augé, que ce "consommable" soit prispar une élite pour un outil indispensable. Par cette “manière”, elle organise sa propre rareté et crée ainsi en chacun une certaine appétence pour ce moyen,... qu'elle tend à confisquer par ailleurs. 

Cette élite dominante a posé son point de vue comme un absolu de vérité. Nous savons que l'argent cumule, en tant que tel et en lui-même, des conditions de tensions sociales, porteuses de bien des soucis de notre fin de civilisation. C'est comme si l'argent produisait le néolibéralisme ou si le néolibéralisme était l'esprit de l'argent. Je m'explique.

La finalité du néolibéralisme ne semble pas être autre chose que la consommation au bénéfice sans limite du vendeur. Elle a pour conséquence une accumulation desdites "richesses", associée à la dissolution de l'esprit dans la matière, quand ce n'est pas dans son usage. Nous savons que ce qui compte vraiment dans notre "pulsion à agir" est la perspective d'un réel atteignable (d'où par exemple l'idée d'un "rêve américain"). Si un objet est en perspective d'un projet, si cet objet est séduisant, alors les gens se lèvent et marchent vers le succèsque promet cet objet, fût il immatériel. 

Je pense ainsi à l'idée de "l'éveil" chez les bouddhistes ou à celle de la "résurrection de la chair" chez les chrétiens, voire à celle de "la lumière" chez les philosophes antiques. Ce fut aussi le cas de la richesse, avec la perspective d'un enrichissement personnel, ou celle de la jouissance matérielle dans le néolibéralisme. Le fait est, pourtant, que ce qui constitue la pierre angulaire du bonheur n'est pas ce que l'on a, mais ce que l'on est (voire l'idée que l'on s'en fait).

Ici, l'argent est devenu un système en soi qui s'autorégénère. Il est devenu le moyen indispensable à la vie de la société néolibérale. Certains arguent qu'avant la monnaie existait le troc et que c'était là le premier moyen de réguler et d'organiser les échanges. Le système sous-entend que le primat de la propriété personnelle, associé à la régulation des échanges serait le fondement de toutes sociétés. 

Mais les sociétés premières nous rappellent le contraire : c'est bien l'individualisme moderne qui est à l'origine de la compétition et de la concurrence, et donc de la propriété individuelle. Souvenons nous de ce concept d'Ubuntu qui régit les sociétés bantous sud-africaines et qui signifie que sans les autres nous ne sommes pas”. Nous dirions "moins que rien".

Le néolibéralisme nie ce type d'organisation sociale et ne le comprend pas. Comme si une société était forcément individualiste, concurrentielle et compétitive. C'est, cependant là toute la dimension fondamentale du néolibéralisme, voire même sa définition qu'elle pose comme une vérité réelle. Sans ce fondement là, la société humaine serait bienveillante, solidaire et fondée sur l'entraide. 

L'anthropologue Margareth May n'avait elle pas signifié que la première preuve d'une société humaine civilisée était un fémur réparé ? C'était là, selon elle, la preuve d'une entraide, d'une solidarité entre des membres d'un groupe, soignant et aidant celui qui ne pouvait pas subvenir à ses besoins ni se défendre, simplement du fait qu'il était un autre "soi-même", un membre de la tribu, de la famille...

Ceci nous indique que la preuve de l'existence d'une société humaine réside dans les traces de bienveillance, d'entraide et de solidarité. Justement ce que le néolibéralisme ne connait pas. Ainsi, pourrions nous dire que le néolibéralisme est une régression sociétale, un appauvrissement des valeurs humaines, sinon la marque d'un effondrement social et humain. Ce qui semble porter le fondement d'une société humaine serait donc bien des valeurs qui la transcendent, comme la bienveillance, l'altruisme et la solidarité, c'est-à-dire la recherche d'un monde meilleur qui constituerait un objectif de vérité.

Un jour, j'ai recueilli cette confession apparemment tout à fait sincère : "Après trente cinq ans en maçonnerie à travers deux rites, deux obédiences, plusieurs ateliers et de nombreux voyages en loges, en guise de recherche de la vérité qu'on y affichait comme une socle déontologique, j'ai plutôt rencontré des certitudes d'avoir raison, tout en proclamant une saine et pure volontés de recherches de sagesse ou de vérité." Je dois avouer que c'est la particularité de bien des groupes humains. Ma carrière de sociologue me l'a tant de fois confirmé. Tous ces groupes sociaux qui voudraient se singulariser et se distinguer, ne sont que néolibéraux.

Ainsi, dans ce néolibéralisme dominant, il s'agit de renforcer une confiance en soi, indispensable et totalement déficiente. Cela se fait par la dissolution personnelle dans la masse des individus et de la matière. La fierté d'être se dissout dans le pansement des incertitudes. Ici, la fragilité identitaire se fonde dans un individualisme clivant. Ainsi, nous nous rendons bien compte que lorsque l'objet en point de mire se délite, la perspective tombe et l'action s'arrête dans une dissolution sociétale.

Nous pouvons dire alors, que le néolibéralisme produit et reproduit ses propres chapelles de perpétuation. “On” en tire et “il” en tire le système cloisonné qui les caractérise, nécessairement individualiste et matérialiste, tout en se colorant des vertus d'un absolu transcendant. Donner l'impression d'un retour des valeurs fondamentales de la société humaine (la solidarité, la bienveillance et l'altruisme) tout en les évitant soigneusement, perpétue au sein de la société un néolibéralisme mortifère pur et dur. 

Je ne dis pas qu'il est impossible à des personnes de bon sens d'exister en marge du néolibéralisme. Je dit juste qu'il n'est pas cela et qu'il combat et détruit toute tendance à vivre ces valeurs essentielles de bienveillance, de solidarité et d'entraide altruiste parce que le néolibéralisme les considère extérieures à la réalité sociale, voire même excluantes et disjointes…

Voici juste un “petit” exemple, pour conclure, un marqueur témoin, celui de la protection sociale collective. Depuis sa création, que l'on peut qualifier de géniale, en cet après-guerre de 1945, le système année après année n'a de cesse, sous le sacro-saint couvert budgétaire, de limiter ses extensions… Elle fut pourtant, un temps, qualifiée de “Universelle”... nous en sommes bien loin aujourd'hui !

Jean-Marc SAURET
Le mardi 10 mars 2026

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