"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Aphorisme 4 (24 03)

L'aphorisme est l'art de suggérer la réflexion en une simple phrase, voire en quelques mots. Il est donc aussi un art d'enseignement. D'autres nous dirons qu'il s'agit d'un processus proche de la méditation. Profitons en, c'est cadeau ! A parcourir et picorer à tempérament...

"Toute cause a un effet et tout effet a sa cause, car l'un présuppose l'autre." (sagesse ancienne)

"L'essentiel n'est pas ce que tu fais mais qui tu es quand tu le fais. Les cinq codes quantiques sont ceci : 1 - le physique est le dernier maillon de matérialisation ; 2- tout est énergie ; 3 - la véritable manifestation est en soi, intuitive ; 4 - Tu ne peux pas échapper à ta fréquence ; 5 - l'importance crée la séparation." (Agatha Krzystofik)

"Personne n'a le droit d'obéir (mais le devoir de comprendre)" (Hannah Arendt) 

"La hasard est la main que prends dieu pour passer inaperçu." (Khalid Gibran)

"Ce que tu critiques chez les autres, c'est toi que tu refuses de voir. Ce qui t'agace autour de toi est ce qui t'insupporte en toi." (CGJung)

"Je serai folle, s'il le faut ! Ce sont les fous qui ont sauvé le monde !" (Flora Tristan 1803-1844)

"Nous refusons d'être ennemis !" (Daoud Nassar, palestinien)

"C'est toujours noir avant l'aube !" Le calme précède la tempête. La préparation de l'œuvre est toujours particulière. (Joe Dispenza)

"Si tu peux l'imaginer cela existe déjà." (Neville Goddard)

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles deviennent difficiles. (Sénèque)

"Il vaut mieux se faire détester pour ce que l'on est que de se faire aimer pour ce que l'on n'est pas." (André Gide)

"Refuser nos sentiments c'est aussi refuser notre boussole intérieure. Nos émotions sont comme les deux mêmes faces d'une même pièce : l'une est l'émotion elle même, l'autre est l'information qu'elle nous donne sur ce qui est important pour nous." (Ilios Kotsu)

"De la puissance de la pensée réflexive : Si, par exemple, on promeut l’individualisme, la concurrence, le profit personnel et immédiat comme seul objectif dans la vie, ce que l’on obtient, c’est un monde compliqué et cruel. Si, à l’inverse, la pensée d’une collectivité s’oriente vers la coopération, la collaboration, la bienveillance et la compassion entre les personnes, alors une partie du chemin vers un environnement plus favorable à l’évolution humaine sera adéquatement ouvert." (Université de Sherbrooke)

"C’est aujourd’hui une tâche primordiale que d’exercer une influence persuasive et de ne pas renoncer à cette démarche." (Javier Tolcalchier)

"L'arrogance précède toujours la chute." (Précepte amérindien)

"La parole est un pouvoir créatif. Elle peut créer ou détruire." (Corpus Hermeticum Egyptien)

"La musique a le pouvoir de purifier l'âme et de la rendre plus harmonieuse." (Platon)

" La musique est la langue de l'univers. Elle est le son de la création." (Texte sacré indous)

"Ce que tu n'acceptes pas te poursuit. Ce que tu regardes se transforme." (Pensée zen) 

"Ce à quoi tu résistes persiste et ce que tu accueilles se transforme" (pensée bouddhiste)

"La véritable nature de l'esprit est comparable au ciel qui n'est pas affecté par la poussière qu'on lui jette " (Matthieu Ricard)

"La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles." (Fiodor Dostoïevski)

"L'ignorance est un crépuscule. Le mal y rode. Vous songez à l'éclairage des rues, soit ! Mais songez aussi surtout à l'éclairage des esprits " (Victor Hugo)

"Comment puis-je blâmer le vent pour le désordre qu'il a causé si c'est moi qui ai ouvert la fenêtre..." (Le contemplateur)

"Nous devons toujours prendre parti : la neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime" (Élie Wiesel - Prix Nobel de la paix)

''La grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel. Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintérêt et le grand. C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent avec la société.'' (Victor Hugo)

"Celui qui dit la vérité n'a pas besoin de se souvenir de ce qu'il a dit." (Mark Twain)

"Si l'erreur est humaine, persévérer est diabolique." (Sarah Knafo)

"La raison veut décider de ce qui est juste. La colère veut qu'on trouve juste ce qu'elle a décidé." (Sénèque)

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir." (Sénèque)

"Tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au dessus de tes forces." (Marc Aurèle)

"L'important n'est pas ce qu'on a fait de nous, mais ce qu'on a fait de ce qu'on a fait de nous." (Jean-Paul Sartre)

"Ce que vous pensez contrôler vous contrôle alors que ce que vous acceptez vous libère" (pensée bouddhique)

"Ce qui n'arrive pas à la conscience remonte sous forme de destin." (Carl G. Jung)

"Ce de notre ombre, de nos angoisses, que nous ne rendons pas conscients, nous le vivrons comme un destin." (Carl G. Jung)

"Le problème est que nous cherchons quelqu'un pour vieillir ensemble , alors que le secret est de trouver quelqu'un avec qui rester enfant." (Charles Bukowski)

"Nous fuyons l'ennui dans le divertissement mais le divertissement nous éloigne de l'essentiel" (Blaise Pascal) 

"Nous souffrons plus en imagination qu'en réalité." (Sénèque)

"Les vrais héros ne portent pas de capes. Ils tendent la main." (anonyme)

"Si des guerres peuvent être déclenchées par des mensonges , la paix peut être installée par la vérité." (Julian Assange)

"C'est une faiblesse de la civilisation actuelle que de substituer à la conscience des systèmes de pouvoir." (Jean-Dominique Michel)

"La sagesse est savoir quand parler et l'intelligence est savoir quand se taire." (Socrate)

"Prends pour objet de méditation l'ensemble des êtres et applique toi à mettre en œuvre les quatre attitudes immensurables : l'amour, ou le désir que tous les êtres soient heureux ; la compassion, ou le désir qu'ils soient affranchis de la souffrance, la joie devant le bonheur d'autrui ; et l'impartialité qui consiste à traiter tous les êtres de manière égale, sans attachement ni rejet." (Kanguiour Rinpotché)

"Ce que vous appelez bonheur, nous l'appelons souffrance. Une manière de souligner sans ménagement que nous cherchons le bonheur là où il ne se trouve pas - dans l'incandescence des plaisirs sans cesse renouvelés, dans le gain, la louange, la renommée, la beauté physique, le pouvoir, etc. tout en nous précipitant allègrement vers les causes mêmes de la souffrance." Matthieu Ricard)

"La colère est un poison que l'on boit soi même en espérant tuer l'autre." (Le Bouddha)

"Ce ne sont pas les choses qui vous dérangent mais l'idée que vous vous en faites." (Marc Aurèle)

" Si tu ressens la douleur c'est que tu es vivant. Si tu ressens la douleur des autres, alors tu es humain," (Léon Tolstoï)

"Vous n'attirez pas ce que vous désirez, mais ce que vous êtes." (C.G. Jung) Dès lors, "Soyez le monde que vous voulez." (Ghandi)

"Je suis le monde que j'espère compatissant, altruiste, aimant et bienveillant" (JMS).

"La vraie richesse ne se mesure pas à ce que l'on montre mais à ce que l'on comprend." (Henry Ford)

"Nous passons 15 ans à l'école et pas une fois on ne nous apprend la confiance en soi, la passion et l'amour qui sont les fondements de la vie." (Albert Einstein)

"L'imagination nous emmène dans cet état de rêverie où des pensées partielles, des sentiments, des images vagabondes fournissent des associations intuitives particulièrement utiles pour trouver des solutions nouvelles à des problèmes." (Martin Seligman- cofondateur de la psychologie positive)

"Si vous voulez juger un régime, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"Le vide n'est pas néant mais potentialité pure comme le silence dans la musique." (Rumi)

"C'est en cessant de chercher que nous trouvons, en cessant de lutter que nous gagnons." (Rumi)

"Il est doux de s'abandonner au flux de la vie comme le ruisseau fait son chemin à travers les possibilités opportunes." (Rumi)

"Dans l'abandon réside le plus grand pouvoir de l'univers." (Bouddha)

"En lâchant prise, ce dont j'ai besoin vient à moi." (Bouddha)

"L'amour est une réalité spirituelle obéissant à des lois niant les mathématiques." (Rudolf Steiner)

"Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation." (Ernest Hemingway)

"L'authenticité est la forme de rébellion la plus pure." (Pattie Smiths)

"Le sens de la vie est de trouver ses dons. Le but de la vie est de les offrir aux autres." (Pablo Picasso)

"Le sens de la vie est de découvrir ses dons et singularités. Le but de la vie est d'en faire profiter les autres, les gens, le monde. Gérer sa vie." (https://youtu.be/GVNHV0OxDts?si=hvcq3sskmhigUVhK)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"J'accepte, je fais confiance, je m'abandonne, je remercie, bonne nuit..." (Carl Gustav Jung) 

"La vérité libère l'esprit". "Le moment présent est la porte de l'éveil". "Soit ta propre lumière (lampe)". "Ne croit rien, vérifie par toi même ". "Le darma est comme une rivière aux multiples sources. Elle nous invite à y puiser notre propre chemin." "Tous, qui que tu sois, peut atteindre l'éveil". "La sagesse est un trésor sans limite". "La souffrance existe. Elle a une cause qui peut être effacée". "L'esprit est tout. Ce que vous pensez vous le devenez". "Le silence dit tout". "L'éveil n'a pas de genre". "Celui qui voit le darma me voit". "Un seul acte de compassion peut tout changer". (Bouddha, présence éternelle) 

"Le bouddhisme a transformé le monde non par la conquête mais pas la compassion, la sagesse et la paix..." (Matthieu Ricard)

"La spiritualité est un processus de transformation personnelle, pas un simple complément de la science, mais une nécessité première de l'existence." (Matthieu Ricard)

"Mon cerveau n'est qu'un récepteur ; dans l'Univers, il existe un noyau à partir duquel nous obtenons la connaissance, la force et l'inspiration. Je n'ai pas pénétré les secrets de ce noyau, mais je sais qu'il existe." (Nikola Tesla)

"Nous ne sommes jamais aussi sans défense que quand nous aimons." (Sigmund FREUD) Mais vous êtes alors là puissance même.

"Si vous ressentez de la douleur, vous êtes vivant, si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain." (Léon Tolstoï)

🌷Les cinq pouvoirs spirituels
"Ce que la plupart des gens appellent pouvoir, les bouddhistes l'appellent désir insatiable. Les cinq désirs insatiables portent sur l'argent, la célébrité, le sexe, l'excès de nourriture et de sommeil. Dans le bouddhisme, nous parlons des cinq vrais pouvoirs, à savoir la foi, la diligence, la pleine conscience, la concentration et la vision profonde. Les cinq pouvoirs sont à l'origine du vrai bonheur, ils sont fondés sur des pratiques concrètes." (L'art du pouvoir, Maître zen Thich Nhat Hanh)

"Chaque être humain porte en lui deux voix : l’une lui murmure la vérité nue, l’autre lui déforme la réalité pour la rendre supportable. Combien de fois nous sommes-nous regardés dans le miroir sans y voir autre chose que notre visage, tandis que nos âmes, tapies derrière la glace, nous observaient de leurs yeux vides? As-tu déjà essayé de rester en silence absolu, d’écouter tes pensées couler librement, sans entraves? C’est terrifiant. L’homme ne supporte pas de se confronter à lui-même, alors il remplit sa vie de bruit, de travail, de conversations creuses, de substances qui l’engourdissent… de tout ce qui peut lui éviter la seule question qui le hante sans relâche : Pourquoi suis-je ici? Qu’est-ce qui me fait avancer? Peut-être que la réponse n’est pas de chercher… mais d’arrêter de fuir…" (Fiodor Dostoïevski)

"Les trois piliers de notre vie sont les chocs émotionnels, la répétition consciente et l'environnement dans lequel on vit. Attache toi à ressentir pleinement ce que tu vises, le monde que tu espères. Attache toi à bien ressentir avant d'agir." (Natascha Krzystofik)

"Tout est mental. Ta réalité est ta pensée. Quand tu cherches à éviter ce que tu crains, tu le produits. Ce à quoi tu résistes persiste..." (Kibalion) 

"Tant que tu n'auras pas conscience de ce qui est inconscient, ton inconscient dirigera ta vie et tu l'appelleras destin." (C. G. Jung)

"Nous sommes arrivés sur différents esquifs et nous sommes maintenant sur le même bateau" . (Martin Luther King)

"Dans une guerre, comme dans un roman, le plus dur à imaginer c'est la fin..." (Saint Exupéry)

"Comme ils ne savaient pas que c'était impossible, ils l'ont fait." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La vie est courte : transgressez, pardonnez vite et embrassez lentement." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La philosophie est une bataille contre l'envoûtement de notre intelligence par le langage.” (Ludwig Wittgenstein, Investigations philosophiques, 1953)

"Les gens intelligents apprennent de tout et de tout le monde, les gens moyens de leurs expériences, les gens stupides ont déjà toutes les réponses." (Socrate)

"On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute vie intérieure." (Georges Bernanos)

"Celui qui vit dans l'opulence et veut encore davantage sera toujours pauvre." (Matthieu Ricard)

''Je m’aperçois, en visitant mon toit, que le pain que je donne aux oiseaux est mangé par les souris. C’est la même chose dans la vie.'' (Victor Hugo, Choses vues)

"Tu ne vivras sur cette terre que soixante-dix ans au mieux, et peut-être la mort te surprendra-t-elle avant même d’atteindre cet âge. Alors, pourquoi te tourmenter à vouloir réparer un monde où tu ne feras que passer quelques années ?" (Dostoïevski)

"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter."(Aldous Huxley)

"J’oserai lui dire que je ne pense pas tant à la vieillesse. Je n’ai jamais cru que l’âge fût un critère. Il y a cinquante ans, je ne me sentais pas particulièrement jeune, à vingt ans, j’aimais la compagnie des gens plus âgés, et aujourd’hui, je ne me sens pas vieille. Mon âge change, il a toujours changé, d’heure en heure. Dans les instants de fatigue, j’ai dix siècles ; dans ceux du travail, quarante ans ; et lorsque je suis au jardin, avec le chien, j’ai l’impression d’avoir quatre ans." (Marguerite Yourcenar)

"Le fait de n'être plus ne doit pas nous inquiéter plus que celui de n'avoir pas été." ( Arthur Schopenhauer)

"Les arts sont le plus sûr moyen de se dérober au monde. Ils sont aussi le plus sûr moyen de s'unir à lui." (Franz Liszt)

"L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre. C'est le seul !" (Gandhi)

"Un bon rendez-vous est quand on s'enivre de la compagnie de l'autre et que tout devient beau dans le monde..." (Keanu Reeves)

"Il n'est pas de tirant au monde qui aime la vérité car elle n'obéit pas ! (Alain)

"Une personne arrogante se considère parfaite. C'est le principal mal de l'arrogance. Elle empêche une personne d'accomplir sa tâche principale dans la vie : devenir une meilleure personne." (Léon Tolstoï, 1828-1910)

"C'est le jour où tu n'y penses pas que le corps se transpose." (Le Codex d'Elohim)

"La multiplicité des soi n'est qu'apparente. La somme totale des esprits est un." (Erwin Schrödinger)

"L'esprit est le fondement de toute matière. Nous sommes l'expression singulière du tout universel. Ainsi l'homme reconnaît qu'il est dieu." (Max Planck)

"En temps de haines, l'amour est un acte de résistance. - Dans un temps de peur, la foi est un acte de résistance. - En temps de mensonges et de désinformation, éduquer sa conscience est un acte de résistance, - Dans tous ces temps mauvais, la joie est un acte de résistance." (Loryn Brantz, poétesse américaine)

"Mettez-vous sur la fréquence de la réalité que vous voulez obtenir et vous ne pourrez qu'obtenir cette réalité." (Albert Einstein)

"La vie ne réside pas dans les choses mais dans les liens entre les choses." (Philippe Bobola)

"Ce qui nous tient dans nos fonctions est le sens et le fun dans une communauté de plaisir." (Jean-Dominique Michel)

‌"La prolifération à tout prix est le programme du cancer, et c'est le modèle de notre société dont la culture est celle d'un individualisme forcené, en concurrence et en compétition." (Jean-Dominique Michel)

"Le blues est la natation de l'errance et du déracinement." (Jean-Dominique Michel)

"L'individualisme est un leurre. Nous sommes tous dépendants et interdépendants tant dans notre survivance que dans notre identité et sensations d'être. Notre fondements constructeur est la dépendance et la communauté. Quand je regarde ma vie, je vois des personnes qui m'ont construites. Ma vie c'est autrui." (Jean-Dominique Michel)

“Avant de guérir quelqu’un, demandez-lui s’il est prêt à abandonner ce qui le rend malade.” (Hippocrate)

"La seule chose dont tu sois tenu est de vivre pleinement l'instant qui est là." (Pensée Chamane)

"Je suis l'une des personnes les plus difficiles parce que je fais partie de ceux qui se soucient des choses simples et se contentent des petits détails, et personne ne se soucie de ces choses-là..." "J'ai vécu seul les pires moments" a-t-il dit et à sa mort, plus de soixante mille personnes ont assisté à ses funérailles ! (Dostoïevski, un géant de la littérature russe)

"Avoir la possibilité de blesser ceux qui nous ont blessés et choisir de ne pas le faire, voilà ce qui nous distingue vraiment d'eux. La véritable force ne réside pas dans la vengeance, mais dans la maîtrise de soi, dans le choix de la paix plutôt que du ressentiment, et dans la capacité de montrer que nous sommes plus grands que la douleur qu'ils nous ont infligée." (Morgan Freeman)

"J’ai atteint un point de ma vie où les disputes ont perdu de leur charme. Je suis à la recherche de la véritable essence de la paix, choisissant de valoriser ma sérénité plutôt que l'impulsion de gagner à tout prix. J'ai appris que la tranquillité est un plus grand triomphe que n'importe quelle dispute." (Keanu Reeves)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"Demeurons simplement dans la fraîcheur inaltérée de l'instant présent, dans la limpidité de la pure conscience éveillée." (Dudjom Rimpoché)

"Il est clair qu'il faut apprendre à maîtriser nos pensées malveillantes dès qu'elles surgissent dans notre esprit, tout comme il faut éteindre un feu dès les premières flammes, avant que la forêt toute entière s'embrase. Sans cette vigilance et cette maîtrise, il nous est très facile de nous écarter considérablement de notre potentiel de bienveillance." (Matthieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, Éditions Nil)

"Pour juger d'un système politique, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"La vie n'éclaire que ceux qui la portent." (anonyme)

"La conscience d'être en guerre, et donc en danger, permet de faire passer pour naturelle la concentration des pouvoirs sur une toute petite caste, présentée comme la condition sine qua non de survie." (George Orwell)

"Si la liberté a un sens, elle signifie le droit de dire aux autres ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre." (Georges Orwell, avant-propos de "La Ferme des animaux" 1945)

"Ce que le troupeau déteste le plus, c'est celui qui pense différemment. Ce n'est pas tant l'opinion elle-même, mais l'audace de vouloir penser par soi-même, ce qu'il ne sait pas faire." (Arthur Schopenhauer)

Changer de société (17 03)

L'époque que nous vivons n'a rien à envier à celle de l'inquisition. Depuis la crise de confiance sur les traitements sanitaires, les comportements politiques de nombre de dirigeants, en France comme ailleurs, me font penser à cette ère du grand saint Dominique venu d'Espagne pour "défendre" la foi catholique. En effet, la confiscation de la liberté d'expression se fait sous le dogme d'une théorie scientiste à la couleur scientifique et d'ordre religieux. Les pressions excluantes sur les dissidents, les condamnations professionnelles, le développement d'une pensée unique (voire inique) et le traitement totalitaire des points de vue questionnant, disqualifiés en complotisme, tout ceci rappelle la période dominicaine du traitement des dites hérésies, Gnostiques, Albigeoises, Pauliciennes, Bogomiles, réformées et autres

L'effacement de toutes contradictions, de tout questionnement des dites "évidences" derrière la pensée scientiste dite scientifique, me font penser à celle qualifiées de vérités pures par l'adoubement dans les propos des prélats cléricaux et autres. Je repense à la manière similaire dont ont été traités l'astronome Galileo Galilei, le philosophe Baruch Spinoza et plus récemment les professeurs Raoult, Péronne, Montagnier et bien d'autres. Il ont été discriminés, attaqués par le conseil de l'ordre et autres autorités instaurées pour ce que les "détenteurs de la vérité" considéraient comme de la dissidence. Elles ont calomnié, insulté et professionnellement empêché, voire condamné ces diffuseurs de pensées libres et d'analyses, et ce par pure idéologie d'un "relégare" officiel et dogmatique. Le phénomène se répète inlassablement en fonction des intérêts financiers, de pouvoir, ou autres.

La puissance d'un système "dogmatique religieux" réside dans le doute, la douleur, la culpabilité et les peurs qu'il instaure depuis son enfermement, mais aussi dans la panacée obligatoire qu'il prodigue pour se soigner du mal qu'il a lui-même élaboré et propagé. C'est là un système qui s'auto promeut pour se maintenir. Il vit de lui-même au dépend de ce (ou ceux) qu'il prétend "éclairer".

Nous voici face à un système sociétal toxique, totalitaire, discriminant, mais aussi manipulatoire. Il en est simplement inacceptable et insupportable. La première réaction qui nous vient est de pratiquer une rupture violente, une déconstruction, voire une révolution. Mais comme la violence génère de la violence, nous y risquons aussi notre vie, celle de nos proches et bien sûr notre avenir, autant que celui de la vérité à comprendre et à défendre. Par ailleurs cette démarche tend, par réaction, à perpétuer ce paradigme violent qui nous est insupportable. Ainsi nous installerions les moyens de sa pérennisation.

En fait, la solution durable commence dans la prise de conscience de ce qui se passe. Il s'agit simplement d'un lâcher prise total. Je repense à un amis pacifiste de plein cœur qui lors de son service militaire, fut envoyé en éclaireur lors d'une manœuvre. Surpris par un bruit dans les fourrés, il y a braqué son arme et a réalisé que si quelqu'un était sorti, il aurait tiré. Bien que chargé à blanc, confronté à sa conscience, il a rejoint son bataillon, à planté le canon de son fusil en terre et a dit à la troupe et aux officiers qui étaient là : " Je ne joue plus..." Et il s'est assis par terre avec un tel aplomb que les gradés l'ont laissé là et ont poursuivi l'exercice.

Je crois bien que si, nous aussi, nous arrêtions de jouer, il n'y aura personne pour nous contredire. C'est d'autant plus vrai que nous sommes les plus nombreux. Mais ce n'est pas tout ! Comme il l'est évident dans la pensée bouddhique, la vérité libère et renverse les mensonges qui la condamnent. Elle triomphe toujours. Il suffit d'un peu de patience, laquelle est aussi utile que nécessaire. C'est aussi ce que proclame le proverbe sud-africain : "Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Elle finit par arriver et s'impose toujours." Car si la vérité est la lumière, elle dissout l'ombre dès qu'elle apparaît.

Je pense souvent à cet ami et à son histoire. Ma réflexion, en l'espèce, me conduit davantage à déterminer le “comment arrêter de jouer”, plutôt qu'à envisager les réactions de ceux qui tiennent les rênes de cette société. Une société qui décidément ne nous convient pas. Comme l'avait dit Schopenhauer, toute nouveauté est d'abord dénigrée, puis combattue et enfin acceptée comme une évidence. Je crois que l'influence des minorités actives, comme l'a développé Serge Moscovici, [le père de Pierre et l'un de mes professeurs à l'EHESS], est aussi déterminante que puissante.

La vérité n'est pas la pensée ou la vision d'un groupe, un récit plus "juste", mais la conviction de ce qui la pense (une conscience universelle), plus et au delà de "ceux qui la pensent", c'est à dire la consistance de cette conviction du réel.

Dans sa description, le professeur Moscovici montre comment la consistance d'un groupe minoritaire fait trembler les bases de certitudes de la majorité jusqu'à ce qu'elle soit "contaminée" et commence à intégrer les éléments de valeurs du groupe minoritaire. Mais je dois aller plus en profondeur : est-ce l'individu qui réagit et révolutionne, même sous influence ? Ou est-ce quelque chose qui relève d'une autre dimension ?

Quand je dis que nous sommes une parcelle de l'univers, j'invite à considérer l'univers comme une ruche ou une fourmilière. Ce n'est pas l'abeille ou la fourmi qui constitue l'entité de base. De la même façon, ce n'est pas nous, comme individus, mais la ruche et la fourmilière qui la sont. Donc ne vous considérez pas comme l'individu de base mais comme une parcelle de l'univers. C'est lui qui est l'entité de base. Nous ne sommes, en tant que personne, qu'une cellule de l'univers comme le sont chaque cellules (endogènes et exogènes) de notre corps, comme l'est chaque goutte de l'océan. Nous relevons d'une entité globale qui nous dépasse, une entité transcendante. C'est d'elle et par elle que nous sommes, que nous pensons, agissons et réagissons.

Alors, est-ce bien “nous-mêmes” tels que nous nous concevons qui agissons et interagissons?... À moins qu'il ne s'agisse que de quelque chose d'autre qui nous dépasse et nous transcende ? Je pencherais pour cette seconde hypothèse et que ce soit la conscience universelle, dont nous sommes quelques parcelles. Nous voilà parvenus à la “cause" et donc à la raison pour laquelle nous avons la sensation de la providence qui subvient et répond à nos besoins. Voilà pourquoi nous avons la sensation de l'intuition, et donc de la conscience universelle. Voilà ce qui fait que nous "sentons" ce qui va se passer, que nous ressentons “qui” est cette personne que nous rencontrons pour la première fois. Et si l'égo s'en mêle, nous pouvons certes nous tromper, ou nous abuser nous-même.

Voilà pourquoi nous sentons comment va être cette journée qui commence à peine alors que nous sommes encore dans notre lit. Voilà pourquoi nous avons cette sensation de "réalité vraie", d'une évidence quand une problématique complexe se présente, etc...

Ainsi, avons nous à nous soucier de ce qui se passe, de quand devrons nous agir pour que changent les choses, pour la résolution plutôt que la révolution, savoir ce que nous aurons à faire ? Non, nous avons juste à être conscient de ce qui est et de persévérer dans nos sensations, dans la certitude de ce qui est là et de ce qui va se passer, dans la certitude de nos intuitions profondes, de nos sensations du réel. Elles sont, comme les synchronicités chères à Jung, des fragments venues de l'univers, quelques échos "entre les temps", des messages de la transcendance, l'entité fondamentale dont nous sommes

Toutes ces informations, sensations, intuitions, sont des parcelles de l'univers qui "est aussi nous-même". Ainsi, nous les entendons si nous sommes à notre place, c'est-à-dire à l'écoute du plus profond de nous mêmes, là où se trouvent l'univers et les dieux. Ainsi, la société change tant parce que nous en ressentons l'utilité, ou l'urgence, que parce que nous la vivons et la ressentons. Et ce puisque nous sommes "parcelles de l'univers", là où tout se décide, se choisi, se produit. Nous en sommes !...

Si nous gardons en mémoire que "le tout est dans la partie", comme le propose le Kybalion ou la sagesse bouddhiste et d'autres encore plus anciennes ou actuelles, alors, ce qui se produit dans la conscience individuelle participe à la conscience collective. Ainsi, si je me rends compte de quelque chose de particulier, ceci participe à l'incrémentation de la conscience universelle redistribuée à toutes et à tous, et à plus encore. De même si je m'enferme dans mes croyances, elles seront ma réalité. Paracelse avait écrit : "L'homme est ce qu'il pense et la chose qu'il pense devient réalité."

Penser librement, de manière sincère et indépendante, devient donc une obligation tant éthique et philosophique que pratique. C'est là quelque chose du devoir de chacun. Je pense à la maîtrise de toutes contraintes, comme la peur, susceptibles de modifier notre conscience. Et je pense aussi à la responsabilité de chacun dans la construction de notre réalité partagée. Assurer sa propre protection d'influences perverses ou néfastes devient donc une obligation, voire une nécessité, pour l'humanité, mais aussi un devoir de sagesse incontournable afin de sauver l'interaction entre chaque personne et l'univers. Répétons le : chacun est la parcelle contenant le tout. C'est ainsi qu'adviendra ce monde qui nous occupe, voire nous "préoccupe" et que rendra réel la paix retrouvée de nos âmes.

Jean-Marc SAURET
Le mardi 17 mars 2026

Lire aussi : " Comprendre, ressentir et donner à voir " 


Nouvelle publication de Jean-Marc SAURET (12 03 26)

 


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Bonne lecture et à très bientôt.

Jean-Marc SAURET

jeudi 12 mars 2026

Le néolibéralisme et nous ... (10 03)

Et si la problématique du néolibéralisme était simplement son "comment" et son "pourquoi", c'est à dire qu'elle s'épuiserait dans l'objet "argent-consumérisme" ? Nous touchons là, me semble-t-il le cœur du problème : l'accumulation sensorielle et matérielle. Il semble bien, selon les travaux de Sébastien Augé, que ce "consommable" soit prispar une élite pour un outil indispensable. Par cette “manière”, elle organise sa propre rareté et crée ainsi en chacun une certaine appétence pour ce moyen,... qu'elle tend à confisquer par ailleurs. 

Cette élite dominante a posé son point de vue comme un absolu de vérité. Nous savons que l'argent cumule, en tant que tel et en lui-même, des conditions de tensions sociales, porteuses de bien des soucis de notre fin de civilisation. C'est comme si l'argent produisait le néolibéralisme ou si le néolibéralisme était l'esprit de l'argent. Je m'explique.

La finalité du néolibéralisme ne semble pas être autre chose que la consommation au bénéfice sans limite du vendeur. Elle a pour conséquence une accumulation desdites "richesses", associée à la dissolution de l'esprit dans la matière, quand ce n'est pas dans son usage. Nous savons que ce qui compte vraiment dans notre "pulsion à agir" est la perspective d'un réel atteignable (d'où par exemple l'idée d'un "rêve américain"). Si un objet est en perspective d'un projet, si cet objet est séduisant, alors les gens se lèvent et marchent vers le succèsque promet cet objet, fût il immatériel. 

Je pense ainsi à l'idée de "l'éveil" chez les bouddhistes ou à celle de la "résurrection de la chair" chez les chrétiens, voire à celle de "la lumière" chez les philosophes antiques. Ce fut aussi le cas de la richesse, avec la perspective d'un enrichissement personnel, ou celle de la jouissance matérielle dans le néolibéralisme. Le fait est, pourtant, que ce qui constitue la pierre angulaire du bonheur n'est pas ce que l'on a, mais ce que l'on est (voire l'idée que l'on s'en fait).

Ici, l'argent est devenu un système en soi qui s'autorégénère. Il est devenu le moyen indispensable à la vie de la société néolibérale. Certains arguent qu'avant la monnaie existait le troc et que c'était là le premier moyen de réguler et d'organiser les échanges. Le système sous-entend que le primat de la propriété personnelle, associé à la régulation des échanges serait le fondement de toutes sociétés. 

Mais les sociétés premières nous rappellent le contraire : c'est bien l'individualisme moderne qui est à l'origine de la compétition et de la concurrence, et donc de la propriété individuelle. Souvenons nous de ce concept d'Ubuntu qui régit les sociétés bantous sud-africaines et qui signifie que sans les autres nous ne sommes pas”. Nous dirions "moins que rien".

Le néolibéralisme nie ce type d'organisation sociale et ne le comprend pas. Comme si une société était forcément individualiste, concurrentielle et compétitive. C'est, cependant là toute la dimension fondamentale du néolibéralisme, voire même sa définition qu'elle pose comme une vérité réelle. Sans ce fondement là, la société humaine serait bienveillante, solidaire et fondée sur l'entraide. 

L'anthropologue Margareth May n'avait elle pas signifié que la première preuve d'une société humaine civilisée était un fémur réparé ? C'était là, selon elle, la preuve d'une entraide, d'une solidarité entre des membres d'un groupe, soignant et aidant celui qui ne pouvait pas subvenir à ses besoins ni se défendre, simplement du fait qu'il était un autre "soi-même", un membre de la tribu, de la famille...

Ceci nous indique que la preuve de l'existence d'une société humaine réside dans les traces de bienveillance, d'entraide et de solidarité. Justement ce que le néolibéralisme ne connait pas. Ainsi, pourrions nous dire que le néolibéralisme est une régression sociétale, un appauvrissement des valeurs humaines, sinon la marque d'un effondrement social et humain. Ce qui semble porter le fondement d'une société humaine serait donc bien des valeurs qui la transcendent, comme la bienveillance, l'altruisme et la solidarité, c'est-à-dire la recherche d'un monde meilleur qui constituerait un objectif de vérité.

Un jour, j'ai recueilli cette confession apparemment tout à fait sincère : "Après trente cinq ans en maçonnerie à travers deux rites, deux obédiences, plusieurs ateliers et de nombreux voyages en loges, en guise de recherche de la vérité qu'on y affichait comme une socle déontologique, j'ai plutôt rencontré des certitudes d'avoir raison, tout en proclamant une saine et pure volontés de recherches de sagesse ou de vérité." Je dois avouer que c'est la particularité de bien des groupes humains. Ma carrière de sociologue me l'a tant de fois confirmé. Tous ces groupes sociaux qui voudraient se singulariser et se distinguer, ne sont que néolibéraux.

Ainsi, dans ce néolibéralisme dominant, il s'agit de renforcer une confiance en soi, indispensable et totalement déficiente. Cela se fait par la dissolution personnelle dans la masse des individus et de la matière. La fierté d'être se dissout dans le pansement des incertitudes. Ici, la fragilité identitaire se fonde dans un individualisme clivant. Ainsi, nous nous rendons bien compte que lorsque l'objet en point de mire se délite, la perspective tombe et l'action s'arrête dans une dissolution sociétale.

Nous pouvons dire alors, que le néolibéralisme produit et reproduit ses propres chapelles de perpétuation. “On” en tire et “il” en tire le système cloisonné qui les caractérise, nécessairement individualiste et matérialiste, tout en se colorant des vertus d'un absolu transcendant. Donner l'impression d'un retour des valeurs fondamentales de la société humaine (la solidarité, la bienveillance et l'altruisme) tout en les évitant soigneusement, perpétue au sein de la société un néolibéralisme mortifère pur et dur. 

Je ne dis pas qu'il est impossible à des personnes de bon sens d'exister en marge du néolibéralisme. Je dit juste qu'il n'est pas cela et qu'il combat et détruit toute tendance à vivre ces valeurs essentielles de bienveillance, de solidarité et d'entraide altruiste parce que le néolibéralisme les considère extérieures à la réalité sociale, voire même excluantes et disjointes…

Voici juste un “petit” exemple, pour conclure, un marqueur témoin, celui de la protection sociale collective. Depuis sa création, que l'on peut qualifier de géniale, en cet après-guerre de 1945, le système année après année n'a de cesse, sous le sacro-saint couvert budgétaire, de limiter ses extensions… Elle fut pourtant, un temps, qualifiée de “Universelle”... nous en sommes bien loin aujourd'hui !

Jean-Marc SAURET
Le mardi 10 mars 2026

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Les différents "moi" (03 03)

"Pouvez-vous me dire qui vous êtes ?" Voilà une question non gênante mais totalement irréaliste, presque inconséquente, voire piégeuse. Et pourtant, selon les circonstances nous répondons avec entrain et conviction ou avec embarras. Ce peut être "Je suis technicien chez XYZ, j'ai 35 ans et je suis dans cette entreprise depuis sept année à ce jour". Ce peut être aussi " Je suis le père de la mariée. Et vous ?". Voire encore "Je suis un des 550 habitants de ce village. Je participe à plusieurs associations locales". Ce peut être aussi "Je suis docteur en sociologie. J'ai fait ma thèse sur le management dans les centres de tri de la Poste, une commande du directeur général de l'époque. Depuis j'ai exercé plusieurs fonctions de consultant interne à coach, en passant par enseignant en management". Et ce peut être encore bien autre chose... comme "Je suis le suivant", voire "Je suis étonné !" Les réponses sont sans aucune limite.

On se souvient de la réponse de John Lennon adolescent à la question "que voulez vous être plus tard ?" Il avait répondu qu'il voulait être heureux. Son enseignant lui avait rétorqué qu'il n'avait pas compris la question. Ce à quoi le futur Beatles avait réagit par : "Vous n'avez pas compris la vie"...

De fait, il n'y a pas une identité absolue qui surpasserait toutes les autres. Si le contexte dicte certaines réponses, la référence de fond change "là d'où je parle" ou de "là où nous sommes"... Si je suis en fonction de consultant, de père de famille, de militant quelconque, de "sachant" sur un secteur particulier, ma réponse sera différente encore. Et je profite de la situation pour explorer d'autres références encore. Et si je répondais aussi :"Je suis la personne la plus heureuse, ou la plus triste, de cette joyeuse assemblée, ou du monde..." Ca aura aussi du sens et on dirait aussi beaucoup de sa pensée dans cette conversation. 

Disons que selon les circonstances d'homme séduit par mon interlocutrice, de tout jeune veuf dans cette cérémonie de deuil, de vainqueur ou de victime d'une situation, comme d'un procès ou d'une compétition, dans un challenge professionnel ou autre, je peux en profiter pour exprimer mes sensations et sentiments qui me déterminent et me positionnent en la circonstance.

Disons donc qu'il existe trois champ pour dire qui je suis et parfois, voire souvent, voire encore à chaque fois, ces champs s'articulent, se conjuguent. Il y a donc le moi rationnel et social, la place que j'occupe dans ce champ de circonstance. C'est ce que l'on décline lors d'un entretien d'embauche ou lors d'une réunion professionnelle ou politique.

Il y a le moi de circonstance qui déboule avec son vécu, ses émotions, ses avis et ses points de vue, voire ses réactions de circonstance, ses raisons de vivre et de mourir, etc. La nature de la relation impose son récit. Mon monde émotionnel aussi. Mes intentions locales ou de circonstance aussi. Mais il y a autre chose qui répond à mes intérêts à long et courts termes. C'est là que vous vous définissez à votre interlocuteur comme "de gauche", "de Droite", "croyant", "septique", "catholique", "bouddhiste", "musulman", "scientifique", "rationnel", "athée" etc... Et si la référence n'existe pas, vous trouvez d'autres mots pour le dire et imprimer votre vision dans la conscience de l'autre.

"Je suis un extrémiste anti religieux et adogmatique, profondément marqué par les expériences ayurvédiques" par exemple. Et là votre ou vos interlocuteurs, interlocutrices vous dévisagent avec un doute certain dans le regard. Quelques uns font un pas de côté et quittent la pièce tandis que quelques autres, voire très peu, se rapprochent et posent quelques questions surprenantes : "Vous n'êtes pas d'ici ?", "Seriez-vous agnostiques ? Franc-maçon ?", "Avez-vous vécu longtemps à l'étranger ?", "Quelles études avez-vous faites ?" Pour vos auditeurs, il faut combler alors ce vide ou trouble sémantique, disperser un doute perceptible mais raisonnable ...

Il y a donc l'ego, le moi de circonstance et d'autres moi et aucun n'épuise le sujet, aucun ne peut répondre assurément à la fatidique question. C'est pour cela, comme on le prête à certains interlocuteurs, comme les jésuites par exemple, qui répondent par une autre question du type "Que voulez-vous savoir exactement ?" voire "D'où tenez-vous ce postula ?" Il y a en effet des questions qui ne se répondent pas... Tout dépend du contexte !

Mais au delà de çà, il y a des rencontres qui nous bouleversent et modifient profondément notre sensation d'être, l'image que l'on a de soi, ou la confiance que l'on s'accorde. Ce peuvent être des rencontres avec des personnes singulières, avec des ouvrages particuliers, avec des paysages fortement émotionnels, voire des expériences particulières comme la confrontation avec la mort, la prise de risque, l'ayahuasca, un voyage en petit avion, en moto, à vélo, une vie en communauté, un stage de survie, etc... 

Ces expériences nous mettent en face de nous même mais chaque situation a ses particularités, et nous réagissons chacun singulièrement à ces particularités. Certains s'effondrent de peur, d'autres de plaisir et d'autres encore se posent des questions fortes, etc.

Et puis, certains rencontrent la profondeur du soi, font l'expérience du vide et de l'absolu, du grand tout, ou de l'absence profonde. Chacun à ses mots pour le dire. D'autres n'en ont pas mais vibrent profondément à ces souvenirs forts et déstabilisants, voire dérangeants. Ici, les mots ne disent plus rien et s'effacent. "Il faut le vivre !" rétorquent certains et je crois qu'ils ont raison... Et c'est peut être alors qu'ils ont fait l'expérience du "moi profond", là où se trouvent l'univers et les dieux : la conscience universelle.

Mais qu'est-ce que cette dite réalité ? Il n'y a de réalité, en effet, que mon rapport au monde. La "chose" ne préexiste pas à ma relation à la dite "chose". De fait, l'objet est mon rapport à la chose. Rien de plus. Comme l'écrivais Schopenhauer, "la réalité est un objet pour un sujet qui la regarde. Si le sujet s'en va, l'objet disparaît". Comme le précise la physique quantique, l'observation détermine l'objet. Tout est dans la conscience qui fabrique la réalité. Voilà le fond du "phénomène". Alors, il arrive que quelqu'un propose : "Vous pourriez peut être me parler de vous ..." Mais Jacques Lacan disait que quand nous parlons, nous ne parlons jamais que de nous... Dont acte ?

Jean-Marc SAURET
Le mardi 3 mars 2026

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Liberté Egalité Fraternité (24 02)

La devise de la République française n'a plus l'impact que ses Pères lui destinaient. Le symbole d'une République une, populaire et unitaire ne fait plus recette. Elle est devenue avec le temps et les trahisons, une illusion trompeuse, un mythe, voire un leurre. Nous en sommes au point de nous demander s'il ne faudrait pas au moins l'actualiser, sans changer l'essentiel bien sûr, ni la trahir, encore une fois. Le sens de cette devise portait pourtant tout un projet républicain, avec son caractère simple et direct. Celui-là même que l'on retrouve aujourd'hui, littéralement dissous dans un néolibéralisme pervers. Pourtant l'intention était bonne, mais l'histoire s'avère complexe.

L'Histoire de cette devise, tout comme ses raisons, peut être qualifiée de “radicale”, mais pas aussi simple et linéaire que l'on pourrait l'imaginer. Tout d'abord Robespierre rêvait d'en faire la devise nationale !... La Terreur toutefois, semble avoir eu raison de son intention. La devise n'apparut en fait qu'en 1880, sur les affiches de la République et sur les frontons des édifices publics. Certains lui accolèrent un quatrième volet : celui de la solidarité.

S'il fallait lui redonner force et vigueur, il me semble que d'autres mots plus “humanisés” seraient davantage propices à sa renaissance. On pourrait ici, trouver des mots qui désignent la même notion, mais peut-être plus adaptés. Je pense sincèrement à des termes plus profonds et sensibles, porteurs de sens, comme l'imagination, la solidarité et la bienveillance. Pour pouvoir l’exprimer, je dois m'expliquer et quelque peu détailler.

Posons nous les questions de fond : après quoi courons-nous véritablement, au-delà de gains matériels et de pouvoirs qui deviennent l'essentiel pour certains ? De fait, ne sommes nous pas en train de nous tromper de cible ?

Et si nous espérions, avec toute la sérénité requise, trouver la paix, l'amour et la joie, tout simplement ? Le choc peut s'avérer brutal, certes !

Je repense aux travaux de Mihály Csíkszentmihály sur la quête du bonheur dans la production et la vie du “flow”. Je pense aussi à ceux de la psychologue canadienne Tara Brach dans ce qu'elle titre "l'acceptation radicale". Ces travaux regorgent de cette recherche spirituelle qui repose sur ces trois dimensions et valeurs.

Certes, quelques personnalités se font remarquer par leur forte tendance néolibérale à se battre seules contre toutes et tous. Pourtant, la majorité des gens n'aspirent qu'à ce cocon que l'on attribue à l'enfance, cette “enveloppe” faite de paix, de joie et d'amour. Ce cocon nous a déjà donné tant de repères ! De fait, ce bonheur est un profond souvenir du beau, du bon et du vrai, comme le désignaient les Grecs anciens.

Au-delà donc du beau, du bon et du vrai, qui dans le fond indiquent la même chose que notre triptyque, on retrouve ce désir profond et intérieuriorisé. Il s'adosse à la "divinité absolue" qui se situe au plus profond de nous même, au tréfonds de notre propre identité admirablement sereine mais aussi belle, et remplie de joie. Disons donc que ces trois valeurs que nous propose la philosophie grecque ancienne, forgent la sagesse ancestrale de la Méditerranée. C'est à leur aune que se construit la réalité du monde que l'on espère et attend. Alors, au-delà de la froideur des termes sociaux et quasi juridiques de Liberté, Egalité, Fraternité, nous ressentons bien ce besoin urgent et profond, cette réalité essentielle d'un regain d'humanité, de cœur et de sensibilité.

Ainsi, le triptyque républicain pourrait-il se voir aménagé en des sentiments meilleurs, des “imaginaires” plus chers à nos âmes et à nos cœurs. C'est ainsi que nous pourrions aller droit au fond de ce qui fonde la liberté, à savoir le désir et la sensation de générer du beau, du bon et du vrai, et, en d'autres termes, du bien. C'est ainsi que la créativité va se dégager et dépasser la dimension solipsiste de la liberté. Nous allons retrouver ainsi ce “savoir faire”, et donc pouvoir mettre en œuvre ce qui nous passe spontanément par la tête, lorsque nous aspirons à quelque chose de bien plus grand et plus profond que nous. L'imagination va devenir, par ce biais, la porte de cette pulsion, le plus souvent refrénée.

Il en va de même pour l'égalité qui se traduit en néolibéralisme par le “souhait, le vœu, que l'autre n'en ait ni plus ni mieux que soi”. Si l'on garde le beau, le bon et le vrai au centre de notre “vivre ensemble”, alors nous retrouvons quelque chose de l'ordre de la solidarité, car le désir du partage du bien commun nous emporte et nous oriente vers une solidarité active. Nous quittons ainsi la consommation pour le développement actif de l'être que nous sommes. Chacune et Chacun est bien le même que soi en termes de besoin, de désir et d’attentes du monde et de la vie.

Il en va de même pour la Fraternité, largement édulcorée dans cette fin de République décomposée. Nous avons besoin de chercher plus profondément au fond de nous-même, là où les mêmes sages grecs pensaient trouver l'univers et les dieux, et la bienveillance : ce sentiment pratique qui se détache des interdépendances et des contraintes… Oui,... juste de la bienveillance !

Que le beau, le vrai et le bon décorent nos regards et nos intentions, et le nouveau monde que nous voulons saturé par le nouveau triptyque « Imagination, Solidarité, Bienveillance » s'en trouvera bien meilleur. 

Avec les mots, avec les actes, ce “demain” est à notre porte, et nous n'hésiterons pas à nous y engouffrer !


Jean-Marc SAURET
Le mardi 24 février 2026

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