"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Incompatibilité du néolibéralisme et de la république (14 04)

J'ai beaucoup écrit et débattu sur l'effondrement du néolibéralisme. Récemment un ami, que je définirais comme un grand laïcard républicain, me faisait remarquer que les notions et singularités propres au néolibéralisme ou ultralibéralisme (même si certains auteurs contestent la proximité de ces notions), pouvait être considéré incompatibles avec notre sens républicain. Ce système fondé sur le conflit et la compétition, le chaos par la rivalité, et l'affrontement "d'individus-entreprises" ne peut se confondre avec notre devise de liberté, d'égalité et sur tout de fraternité. Cette appellation "d'individus-entreprises" est parlante, dans la mesure où ce système a des représentations aussi systématiques que stéréotypées des personnes. Voilà un système qui se veut débarrassé des contrôles et contraintes de l'Etat, à une exception près ! Il lui conserve ce rôle unique de garantir la propriété privée.

Nous voilà justement frontalement, et en face à face, avec cette “réalité” que dénonçait et combattait la République. On retrouve cette même opposition, ce même antagonisme, dans l'énoncé des droits de l'homme et du citoyen. Il est possible de qualifier cette “option” néolibérale, pour reprendre le terme, comme un système individualiste, mécaniste et matérialiste de marchandisation de la société. Mais regardons de plus près de quoi il s'agit exactement.

Globalement, sur la toile, on trouve bien des éléments utiles et largement suffisants pour nous ici : à travers son préambule et ses dix-sept articles, la déclaration universelle de 1789 définit des droits ''naturels et imprescriptibles''. Ce sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression des personnes. Elle reconnaît l'égalité de tous devant la loi et la justice, et affirme le principe de la séparation des pouvoirs.

Les questions à se poser quand on regarde ce que nous propose le néolibéralisme, c’est bien de savoir si cela correspond à la garantie des droits de l'homme. Si cela se trouve dans ces clous là, alors le fait est républicain. S'il ne s'y trouve pas, il n'y a rien à dire de plus : ce fait là n'est pas républicain. Voilà un principe simple qui peut éclairer nos choix et analyses.

Voici ce que l'on trouve sur la toile à ce propos. Au delà de la déclaration initiale de 1789, plusieurs pays se sont accordés en 1948 pour la première fois sur une liste exhaustive de droits de l’homme inaliénables. Au mois de décembre de cette même année, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la "Déclaration universelle des droits de l’homme" (DUDH : https://www.ohchr.org/node/736). L’adoption de ce document a été un véritable tournant. Il a profondément influencé le développement du droit international des droits de l’homme.

En décembre 1966, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté deux traités internationaux qui ont également façonné le droit international des dits "droits de l’homme" : le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (https://www.ohchr.org/node/3550) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (https://www.ohchr.org/node/3549). Ces documents sont appelés par convention les "Pactes internationaux".

Ensemble, la Déclaration universelle et ces deux Pactes, forment la "Charte internationale des droits de l’homme". Ils constituent le socle républicain qui fonde toutes nos démarches actuelles de garantie du respect et de protection des personnes,... n'en déplaise aux adeptes du néolibéralisme.

Alors, n'oublions pas ces textes fondateurs, et profitons en pour nous rappeler que le néolibéralisme est une doctrine économique et sociale ultra libérale, même si certaines publications le nient, comme je le rappelais dans l'introduction… Le néolibéralisme donc, promeut la primauté du marché, et l’individualisme entrepreneurial du “chacun contre tous”, sur fond de responsabilité individuelle. Ainsi l'éducation des masses va jusqu'à la manipulation. Ce même libéralisme prône également la réduction du rôle de l'État à la simple défense et à la garantie de la propriété individuelle, à sa valeur de base, et à la garantie des contrats commerciaux.

Il promeut ainsi l'éducation des personnes en visant à adapter ou à réadapter l’espèce humaine, afin de la faire entrer dans cette logique économique pour lui donner, ou plutôt… imposer une logique sociétale universelle. Cela se traduit par une prise en main plus ou moins insidieuse !… Les individus, se trouvent bientôt “piégés” à travers un programme invasif et autoritaire. On se souvient des travaux d'Edward Bernays sur la fabrique du consentement, et la manipulation des masses. Son ouvrage "Propaganda", fait référence, en jouant sur l'influence des perceptions modifiant les comportements.

Il se fonde, dans un schème du "grand récit", sur la logique économique du "libre marché" prônant par exemple la concurrence ouverte, la compétition comme système propre à révéler les meilleurs dans une lutte économique et sociale fondamentale et constante. On peut l’apparenter à une sorte de fuite en avant où le néolibéralisme prétend se fonder sur l'égalité des chances, grâce à un arbitrage étatique réputé solide.

Ce système qui repose aussi sur la compétition radicale dans des règles organisationnelles permissives réclame une institution juridique rigide, ainsi fondé aussi sur un individualisme absolu s'opposant foncièrement au "principe socle" de solidarité républicaine. Il est vrai que cette prétendue égalité des chances fondée sur la compétition se révèle être, à l'évidence, un procédé discriminatoire. Il eut été plus judicieux et égalitaire de le fonder sur la coopération. Ce processus se révèle donc particulièrement pervers. Ainsi, une de ses conséquences, le transhumanisme, apparaît comme une finalité de ce principe éducatif néolibéral cher à Lippmann.

Fidèle à la célèbre image de la "main invisible" d’Adam Smith (1723-1790), son fonctionnement repose tant sur le principe de cette célèbre image capitalistique libérale que sur l’idée que le marché libre et compétitif serait le mécanisme le plus efficace pour organiser l’économie et la vie sociale. Il y a chez Lippmann une volonté réelle de mise en conformité de tout un chacun, dans son univers néolibéral. Comme l'écrit la philosophe Barbara Stiegler ''L’influence de Lippmann se retrouve enfin dans l’ordo­libé­ralisme allemand mis en œuvre à partir des années 1950 autour du modèle d’une construction européenne qui passe par la construction artificielle de l’espace du marché et la mise entre parenthèses de toute forme de souveraineté populaire.''

Cependant, son intention essentielle vise exclusivement l'enrichissement personnel et privé, comme s'il s'agissait d’une aspiration naturelle de l'humain. Le néolibéralisme se distingue du libéralisme, dans la mesure où il ne prône pas une politique économique de laisser-faire, au contraire, il s'avère hautement constructiviste en défendant un État fort. L'objectif est bien d’instaurer des réformes de type "marché contractualisé" dans tous les aspects de la société.

Par définition, le néolibéralisme est devenu une doctrine politique qui se pense universelle, posant la logique de marché comme un parangon sociétal. Il prône de ce fait l'individualisme et la compétition, et s'oppose à l'intervention régulatrice de l'État, tout comme à la solidarité sociétale. Herbert Spencer (1820-1903) déclarait qu'il est nécessaire de "limiter le rôle de l’État afin de laisser faire les lois de la nature, seules à même de produire une adaptation optimale". A contrario, le psychosociologue Serge Moscovici, répétait sempiternellement que "les lois de la nature ne sont que celles que la culture lui trouve".

Le néolibéralisme peut se résumer de la façon suivante, et donc être qualifié de mouvement de défiance des organisations étatiques et républicaines. Le théologien et économiste Adam Kotsko décrit le néolibéralisme comme une "théologie politique", car il va bien au-delà d'une simple formule pour un programme de politique économique. Il l'imprègne plutôt en réalité, d'une éthique morale qui "aspire à être un mode de vie complet. Il implique à cet effet, une vision holistique du monde". On retrouve ainsi cette notion essentielle résumée sous la forme suivante : “Tout” revient à considérer les premiers gains (d'où l'attrait du gain) et l'enrichissement personnel et privé comme mode sociétal fondamental.

Mais reprenons énoncé après énoncé les trente articles de la DUDH et faisons en la critique utile et nécessaire. J'ai simplement fait suivre chaque article d'une courte remarque réflexive en italique bleue.

Article premier - Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Les simples principes fondamentaux du Néolibéralisme qui s'appuient sur le concurrence et la compétition détruisent le principe d'égalité fondamentale en république et restaure la hiérarchisation par la force et l'agressivité. De ce simple premier constat, le Néolibéralisme s'exclut de la république et invite tout républicain à le combattre, voire à l'anéantir. Le fait de nier la capacité de réflexion de tous les êtres humains en fait un système méprisant le genre humain, principe contraire aux fondements de la DUDH.

Article 2 - Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Le Néolibéralisme nie l'égalité universelle et l'autodétermination de chaque personne comme droit fondamental de chacune et de chacun. La conséquence est la même : le Néolibéralisme s'exclut de ce fait de la République et s'expose à être combattu et anéanti.

Article 3 - Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

A moins que toutefois l'individu ne tombe sous le coup d'une visée matérielle hégémonique. Ce point s'applique aux biens individuels que l'idée de concurrence et de compétition suggère, suscite et autorise. Le Néolibéralisme nie aussi l'article trois de la DUDH.

Article 4 - Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Le Néolibéralisme ne se préoccupe pas des gens et pas davantage de leur qualité de vie, mais seulement des biens et bénéfices réalisables. De ce fait, toute condition sociale reste la conséquence de ces deux principes de base que sont la concurrence et la compétition. Le fait de produire des gagnants et des perdants est, en cette occurrence, parfaitement logique et normal.

Article 5 - Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Ici aussi, le Néolibéralisme ne se soucie pas des conditions sociales, mais seulement de l'acquisition de biens et d'avantages individuels quel qu'en soit le prix à payer par les collaborateurs et autres opérants.

Article 6 - Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

A moins qu'une action néolibérale ne l'efface ou ne la confisque...

Article 7 - Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Le système néolibéral développant la compétition et la concurrence comme le parangon des rapports économiques et sociaux, l'idée d'une protection équivalente et équitable de tout un chacun tombe de fait par opposition de principe. De ce simple fait, le Néolibéralisme s'exclut de la République et s'expose à être combattu et anéanti.

Article 8 - Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Mais le Néolibéralisme prévoit le recours privé de chaque partie à tous les moyens concurrentiels existants [ou non],... ce qui positionne toutes les parties hors des contraintes de la loi, ce qui ne peut être en République.

Article 9 - Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Le Néolibéralisme a maintes fois montré son incapacité à s'y résoudre. L'approche libertarienne tend à se passer allègrement des contraintes de la loi. L'idée même de concurrence et de légitimes conflits favorise le recours à tous les moyens imaginables.

Article 10 - Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Cette proposition se démarque du libertarianisme économique et social moderne. Leur incompatibilité réciproque est patente.

Article 11 - Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

Le Néolibéralisme ne s'embarrasse pas de telles considérations morales et donne libre cours à l'attribution anticipatoire pour prendre le coup d'avance sur l'échiquier économique et social.

Article 12 - Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Le Néolibéralisme a déjà montré sa capacité de transgression en la matière. Il s'agit d'un courant philosophique fondé sur la liberté absolue d'action et d'initiative stratégique dans le champ et sous les ors de la compétition et de la concurrence.

Article 13 - Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

Le Néolibéralisme s'en sert effectivement au plus près... La liberté de faire et d'être, au sens du libertarisme, impose son point de vue sur toute la vie sociétale. Libéraux et néolibéraux en usent pour eux-mêmes dans le cadre de leurs affaires. L'objectif n'est pas la liberté, l'égalité et la justice pour tous mais répond au désir libertarien d'agir comme l'on veut, selon ses moyens.

Article 14 - Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

Le Néolibéralisme ne se soucie pas de la personne humaine. Chacun est un acteur ordinaire, un individu entrepreneur et équivalent dans le combat de compétitions concurrentielles. Il ne s'agit pas pour un néolibéral de justice et d'égalité mais de moyens d'agir selon ses propres goûts et intentions.

Article 15 - Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Le Néolibéralisme se moque de cette considération. Son universalisme territorial illimité efface cette disposition...

Article 16 - A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Le Néolibéralisme n'entre pas dans ce type de considération, son seul intérêt est porté sur l'acquisition et le développement de biens matériels. Tout le reste concernant la liberté, la sauvegarde et la protection des individus se résous dans la liberté de moyens dans les conflits et la concurrence.

Article 17 - Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Voilà peut être la seule notion recevable pour un néolibéral : la liberté absolue de posséder et de gérer ses biens à sa guise, fusse au détriment d'autrui.

Article 18 - Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Le néolibéralisme ne s'occupe pas de ce type de considération plus morales qu'économiques...

Article 19 - Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Le néolibéral s'en moque tant que cela ne gène en rien le développement de ses affaires.

Article 20 - Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Le néolibéralisme s'en moque tant que cela ne gène en rien les affaires, l'enrichissement personnel et la circulation des biens.

Article 21 - Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Les néolibéraux ont déjà passés le cap. Ils s'occupent par définition de leurs affaires et de toutes les contraintes qui les facilitent et les favorisent...

Article 22 - Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Le néolibéralisme affirme qu'il ne s'en soucie pas tant que cela ne modifie en rien la prospérité et la gestion de des affaires.

Article 23 - Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Les néolibéraux se moquent bien des populations ouvrières. Ce qui les intéresse est leur seule liberté totale d'action dans le sens de la prospérité de leurs affaires.

Article 24 - Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Regardons bien que ce qui s'oppose de fait entre néolibéralisme et république et la nature des valeurs, matérielle pour les uns, morales pour les autres. Ainsi, les néolibéraux se moquent bien des populations ouvrières. Ce qui les intéresse est leur seule liberté totale d'action pour la prospérité de leurs ouvrages.

Article 25 - Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Le néolibéralisme conçoit la totale responsabilité personnelle et donc laisse à chacun de s'en occuper lui-même dans le cadre de concurrences et de compétitions ouvertes.

Article 26 - Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Le néolibéralisme ne s'occupe pas du développement personnel et culturel des personnes et agirait plutôt à son encontre de manière à priver les oppositions de moyens d'intelligence et de recherche d'actions...

Article 27 - Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Les néolibéraux ne s'occupent pas de ce champ qui leur est totalement étranger. Rappelons l'opposition des champs matériels et moraux dans cette "économie sociale".

Article 28 - Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Le néolibéralisme ne sait pas considérer le pluralisme libertaire...

Article 29 - L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Les néolibéraux ne peuvent concevoir de contraintes à leurs actions et s'y opposent dans le cadre de la libre concurrence économique.

Article 30 - Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Le néolibéralisme ne comprend pas cette disposition puisqu'il est fondamentalement libertarien. Il ne sait pas prendre en compte les intérêts de classe ou de groupe si non en terme de rassemblement d'individus autour d'intérêt privés.

Voilà, nul n'est besoin d'aller plus loin, le néolibéralisme n'est de fait pas compatible avec la république et c'est pourtant ce courant qui inonde notre société postmoderne. Si quelque chose menace notre humanité, c'est bien tout ce qui est incompatible avec la république et les droits de l'homme qui la fondent. Allons nous encore attendre de voir ce qui va nous arriver ou voulons nous renverser la table et reprendre les commandes de notre société pour la rendre plus humaine et respectueuse de la personne ? Le temps est court et la montagne s'effondre actuellement devant nous...

Et comme l'écrit si bien la philosophe Barbara Stiegler ''Si le Covid-19 a brutalement congelé tous les mouvements sociaux, personne ne peut imaginer ce qui se passera au moment du dégel. Rien n’empêche en tout cas d’imaginer que la grève contre la vision néolibérale de la société recommencera à s’étendre partout, dans tous les temps de nos vies, si abîmées depuis un an, et jusque dans notre sphère privée, par un État invasif, autoritaire et incompétent." Et pour conclure, je me souviens de cette phrase du neurobiologiste Henri Laborit : "L'intelligence se fout de la compétition". Dont acte ...

Jean-Marc SAURET

Le mardi 14 avril 2026


Lire aussi : " Le néolibéralisme et nous... "

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Tout effet a sa cause et son sens (07 04)

L'anthropologue Hansueli Etter avait expliqué que le hasard était anomique, quand il n'était pas dystopique, et plutôt générateur de désordre. Le physicien Wolfgang Pauli, collaborateur de Carl G. Jung, notamment en matière de synchronicité, avait relevé l'impossibilité d'une évolution aveugle d'un point de vue statistique, c'est à dire non orientée vers une finalité de sens. Le hasard n'y aurait pas sa place.

Ainsi, en physique nous concevons que chaque effet a sa cause mais ces réflexions sur l'évolution, nous indiquent que le hasard n'y est pas suffisant pour expliquer et comprendre le fait que l'évolution ait un sens, une orientation, et donc une finalité certaine. Ainsi, ces chercheurs se rendent compte que les causes à chaque effet, sont loin d'être mécaniques et aléatoires, et qu'il nous faudrait prendre en compte l'influence profonde des environnements, qu'ils soient émotionnels ou culturels si tant est qu'on puisse l'imaginer...

A ce stade, deux hypothèses s'offrent à nous : celle de la rétro causalité, chère au physicien Philippe Guillemant, et celle de la conscience universelle que l'on sait présente dans nombre de cultures anciennes, comme le bouddhisme, l'indouisme, le shintoïsme et nombre de cultures animistes.

Dans le principe de rétro causalité, nous retrouvons l'aplatissement du temps, celui où tous les temps se conjuguent simultanément. C'est donc là que le futur aspire le présent et le passé. C'est ce dont témoignent les fameuses synchronicités. Il ne s’agit pas d’une notion qui me séduise, ni que j’aie faite mienne. Cependant je comprends parfaitement que le temps linéaire soit une notion intellectuelle, et qu'il n'existe qu'un seul temps : l'éternel présent. C'est la déduction de rétro causalité que j'ai du mal à intégrer : elle me paraît, de la même façon, une construction déduite d'une logique de conséquence.

Pourtant, qu'une conscience universelle oriente le réel m'habite, et j'y retrouve toutes les notions d'intentions créatrices, de perception de réalités lointaines, autant dans le temps que dans l'espace. Des chercheurs de la CIA ont porté des travaux dans ce sens à la connaissance des russes dans ce même domaine, et réciproquement. Ce fut apparemment avec un certain succès d'efficience et d'efficacité tant chez les uns que chez les autres. Ils ont ainsi découvert et développé la perception à distance associée à une certaine intelligence médiumnique ordinaire. Pour quoi faire ?... Juste pour savoir ce qui se passe chez les autres, et de quelle manière !...

Je me demande donc si la cause principale à tout événement et avènement ne serait pas la question du sens. Ce serait alors "parce que ce doit être, que c'est". Je me réfère ici à la conscience universelle, à la notion d'ordre universel chère au taoïsme : là où “justement” tout est, et "aspire" toute chose dans une finalité globale, dans une orientation de sens en équilibre. Un peu comme si une genèse aspirait le réel comme un point de fuite en perspective !...

Dès lors, la première et seule cause de chaque chose en serait son sens, dans une conscience universelle d'un projet déjà pensé et donc orienté !... C'est un peu ce que l'on retrouve dans cette religion et sagesse la plus répandue au monde, selon l'anthropologue Bruno Etienne : l'animisme ! Le premier et définitif sens de la vie dans la nature est son équilibre en paix. Tout ce qui permet et promeut la paix et l'équilibre est sain A contrario, tout ce qui développe ou provoque de la violence, du désordre ou de la haine serait “maladie”.

Ainsi pourrions nous penser que la finalité de la vie de la nature est la paix et l'harmonie entre tous les éléments de l'univers. J'entends déjà nombre de personnes rétorquer que la violence est plus populaire, voire plus "naturelle", que la bienveillance. A ceux-là, contrairement à la célèbre phrase attribuée à saint Thomas, compagnon dudit Jésus, qui affirmait ne croire que ce qu'il voyait, je dirai que nous avons une profonde tendance à ne voir que ce que l'on croit (Je renvoie à nombre de mes articles précédents qui traitent de ce fait ).

Ainsi, notre culture néolibérale, dernier reliquat d'un césarisme conquérant, demeure avide et violent (même si l'empire romain s'est économiquement et politiquement effondré, le catholicisme reste son produit le plus pur). Il projette dans la nature qu'il prétend comprendre, ses propres préoccupations de peur, d'avidité et donc de violence.

Voilà ! Ce que l'on prête d'universel à la nature, ce sont nos propres turpitudes (on se souvient de la célèbre phrase du psychosociologue Serge Moscovici : "Les lois de la nature sont celles que la culture lui trouve."). Et ceci n'efface pas notre quête de sens dans une vision simplifiée et simplificatrice de notre environnement naturel. Ce ne sont pas les yeux du bon sens qu'il nous faudrait ouvrir mais la lucidité d'une conscience éclairée à partager.

Il nous faut juste comprendre et nous souvenir que chaque système, processus, possède en lui-même les conditions, la dynamique et les moyens de sa fin. Mais il convient aussi d'ajouter que cette fin possède en elle-même des processus de renaissance d'un “état” transformé. C'est là, et seulement là, que réside tout le principe d'évolution. 

Jean-Marc SAURET
Le mardi 7 avril 2026



Le problème ne sont pas les écrans mais la perte de l'altérité (31 03)

Notre culture néolibérale nous aspire vers la disparition de l'Autre comme dans une fin du collectif. Nous avons remplacé les interlocuteurs humains par des interfaces. Plus de guichets, plus de regards ni de discussions.

La posture néolibérale est bien que toute posture et démarche devienne efficace et la vie ensemble devient inutile. Tout cela parce que nous avançons chacun dans notre cellule et dans nos "cellules-cellulaires numériques" : équipés, connectés et assistés. Et pourtant nous y sommes tellement seuls.

Cela peut sembler confortable. Jusqu’au jour où l’on réalise que le collectif n’existe plus, où l’on ne sait plus comment demander de l’aide. Ni contredire, consoler ou aimer. tout ceci jusqu'au jour où l’autre devient un frein, presque une menace. Et alors même le désir se passe de partenaire.

Ce que je décris dans mon nouvel article n’est pas une dystopie. C’est une clinique du présent; un coup d’œil sur ce que nous sommes déjà en train de perdre : nous ne protégerons pas les enfants en corrigeant simplement “les écrans” mais en préservant l’altérité. Parce que ce n'est pas seul face à une intelligence artificielle que l'on se construit, c'est en rencontrant des humains.

Nous ne gagnons pas du temps avec le numérique, nous perdons des mondes*... Comme le contact avec ce que nous avons reconnu longtemps comme étant le réel.

Cette fin de l'altérité nous renvoie à la perte de notre propre identité car, comme l'avait montré Lacan : "Nous ne sommes que de l'autre". Cette perte de l'altérité qui nous donne à être est l'aboutissement du néolibéralisme, le bout du bout du solipsisme, la fin du miroir, la fin de notre humanité. 

Tolstoï disait que "si tu souffres c'est que tu es vivant, mais si tu ressens la souffrance de l'autre, alors tu es humain !" Et la culture néolibérale nous en exonère, nous affirmant qu'il n'y a pas d'autre réalité que celle que chacun ressent.

Les mutations tellement inquiétantes qui sont déjà bien à l'œuvre, sont en train de "tuer" notre humanisme sur l'altérité, pourtant tellement nécessaire à la santé mentale de notre monde !

Je vous confirme personnellement que, rien que sur Linkedin (pourtant, pour moi, peut être le meilleur réseau social en terme d'informations factuelles), la "parano" de l'infiltration croissante et bien dissimulée par les labos d'IA, via une multiplication exponentielle des faux-profils, notamment dans les milieux de la psychologie clinique, ou de la psychanalyse. 

Ce phénomène est en train de se répandre et de démolir toute la confiance inter-individuelle, ou inter-subjective, ou encore inter-humaine sur les réseaux sociaux et dans nos interactions, c'est selon chacun... Cela devient même épouvantable au sens réel du terme ! C'est du moins ce que révélait Pol Longrée, ce psychologue clinicien, de formation freudienne et lacanienne à l'Université Catholique de Louvain (UCL).

C'est bien en conclusion de tout cela que nous développons dans nos pratiques cet intérêt pour les pratiques de l'art, de tout ce qui, totalement subjectif, "fait rencontre", introduit l'émotion partagée, etc... Redisons le : "Nous ne sommes que de l'autre" voire de tout ce que nous lui partageons et lui reconnaissons ! Ainsi, le problème ne sont pas les écrans mais la perte de l'altérité.

*https://www.fugitisme.fr/post/fugitisme-disparition-autre-numerique

Jean-Marc SAURET

Le mardi 31 mars 2026

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Aphorisme 4 (24 03)

L'aphorisme est l'art de suggérer la réflexion en une simple phrase, voire en quelques mots. Il est donc aussi un art d'enseignement. D'autres nous dirons qu'il s'agit d'un processus proche de la méditation. Profitons en, c'est cadeau ! A parcourir et picorer à tempérament...

"Toute cause a un effet et tout effet a sa cause, car l'un présuppose l'autre." (sagesse ancienne)

"L'essentiel n'est pas ce que tu fais mais qui tu es quand tu le fais. Les cinq codes quantiques sont ceci : 1 - le physique est le dernier maillon de matérialisation ; 2- tout est énergie ; 3 - la véritable manifestation est en soi, intuitive ; 4 - Tu ne peux pas échapper à ta fréquence ; 5 - l'importance crée la séparation." (Agatha Krzystofik)

"Personne n'a le droit d'obéir (mais le devoir de comprendre)" (Hannah Arendt) 

"La hasard est la main que prends dieu pour passer inaperçu." (Khalid Gibran)

"Ce que tu critiques chez les autres, c'est toi que tu refuses de voir. Ce qui t'agace autour de toi est ce qui t'insupporte en toi." (CGJung)

"Je serai folle, s'il le faut ! Ce sont les fous qui ont sauvé le monde !" (Flora Tristan 1803-1844)

"Nous refusons d'être ennemis !" (Daoud Nassar, palestinien)

"C'est toujours noir avant l'aube !" Le calme précède la tempête. La préparation de l'œuvre est toujours particulière. (Joe Dispenza)

"Si tu peux l'imaginer cela existe déjà." (Neville Goddard)

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles deviennent difficiles. (Sénèque)

"Il vaut mieux se faire détester pour ce que l'on est que de se faire aimer pour ce que l'on n'est pas." (André Gide)

"Refuser nos sentiments c'est aussi refuser notre boussole intérieure. Nos émotions sont comme les deux mêmes faces d'une même pièce : l'une est l'émotion elle même, l'autre est l'information qu'elle nous donne sur ce qui est important pour nous." (Ilios Kotsu)

"De la puissance de la pensée réflexive : Si, par exemple, on promeut l’individualisme, la concurrence, le profit personnel et immédiat comme seul objectif dans la vie, ce que l’on obtient, c’est un monde compliqué et cruel. Si, à l’inverse, la pensée d’une collectivité s’oriente vers la coopération, la collaboration, la bienveillance et la compassion entre les personnes, alors une partie du chemin vers un environnement plus favorable à l’évolution humaine sera adéquatement ouvert." (Université de Sherbrooke)

"C’est aujourd’hui une tâche primordiale que d’exercer une influence persuasive et de ne pas renoncer à cette démarche." (Javier Tolcalchier)

"L'arrogance précède toujours la chute." (Précepte amérindien)

"La parole est un pouvoir créatif. Elle peut créer ou détruire." (Corpus Hermeticum Egyptien)

"La musique a le pouvoir de purifier l'âme et de la rendre plus harmonieuse." (Platon)

" La musique est la langue de l'univers. Elle est le son de la création." (Texte sacré indous)

"Ce que tu n'acceptes pas te poursuit. Ce que tu regardes se transforme." (Pensée zen) 

"Ce à quoi tu résistes persiste et ce que tu accueilles se transforme" (pensée bouddhiste)

"La véritable nature de l'esprit est comparable au ciel qui n'est pas affecté par la poussière qu'on lui jette " (Matthieu Ricard)

"La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles." (Fiodor Dostoïevski)

"L'ignorance est un crépuscule. Le mal y rode. Vous songez à l'éclairage des rues, soit ! Mais songez aussi surtout à l'éclairage des esprits " (Victor Hugo)

"Comment puis-je blâmer le vent pour le désordre qu'il a causé si c'est moi qui ai ouvert la fenêtre..." (Le contemplateur)

"Nous devons toujours prendre parti : la neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime" (Élie Wiesel - Prix Nobel de la paix)

''La grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel. Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintérêt et le grand. C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent avec la société.'' (Victor Hugo)

"Celui qui dit la vérité n'a pas besoin de se souvenir de ce qu'il a dit." (Mark Twain)

"Si l'erreur est humaine, persévérer est diabolique." (Sarah Knafo)

"La raison veut décider de ce qui est juste. La colère veut qu'on trouve juste ce qu'elle a décidé." (Sénèque)

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir." (Sénèque)

"Tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au dessus de tes forces." (Marc Aurèle)

"L'important n'est pas ce qu'on a fait de nous, mais ce qu'on a fait de ce qu'on a fait de nous." (Jean-Paul Sartre)

"Ce que vous pensez contrôler vous contrôle alors que ce que vous acceptez vous libère" (pensée bouddhique)

"Ce qui n'arrive pas à la conscience remonte sous forme de destin." (Carl G. Jung)

"Ce de notre ombre, de nos angoisses, que nous ne rendons pas conscients, nous le vivrons comme un destin." (Carl G. Jung)

"Le problème est que nous cherchons quelqu'un pour vieillir ensemble , alors que le secret est de trouver quelqu'un avec qui rester enfant." (Charles Bukowski)

"Nous fuyons l'ennui dans le divertissement mais le divertissement nous éloigne de l'essentiel" (Blaise Pascal) 

"Nous souffrons plus en imagination qu'en réalité." (Sénèque)

"Les vrais héros ne portent pas de capes. Ils tendent la main." (anonyme)

"Si des guerres peuvent être déclenchées par des mensonges , la paix peut être installée par la vérité." (Julian Assange)

"C'est une faiblesse de la civilisation actuelle que de substituer à la conscience des systèmes de pouvoir." (Jean-Dominique Michel)

"La sagesse est savoir quand parler et l'intelligence est savoir quand se taire." (Socrate)

"Prends pour objet de méditation l'ensemble des êtres et applique toi à mettre en œuvre les quatre attitudes immensurables : l'amour, ou le désir que tous les êtres soient heureux ; la compassion, ou le désir qu'ils soient affranchis de la souffrance, la joie devant le bonheur d'autrui ; et l'impartialité qui consiste à traiter tous les êtres de manière égale, sans attachement ni rejet." (Kanguiour Rinpotché)

"Ce que vous appelez bonheur, nous l'appelons souffrance. Une manière de souligner sans ménagement que nous cherchons le bonheur là où il ne se trouve pas - dans l'incandescence des plaisirs sans cesse renouvelés, dans le gain, la louange, la renommée, la beauté physique, le pouvoir, etc. tout en nous précipitant allègrement vers les causes mêmes de la souffrance." Matthieu Ricard)

"La colère est un poison que l'on boit soi même en espérant tuer l'autre." (Le Bouddha)

"Ce ne sont pas les choses qui vous dérangent mais l'idée que vous vous en faites." (Marc Aurèle)

" Si tu ressens la douleur c'est que tu es vivant. Si tu ressens la douleur des autres, alors tu es humain," (Léon Tolstoï)

"Vous n'attirez pas ce que vous désirez, mais ce que vous êtes." (C.G. Jung) Dès lors, "Soyez le monde que vous voulez." (Ghandi)

"Je suis le monde que j'espère compatissant, altruiste, aimant et bienveillant" (JMS).

"La vraie richesse ne se mesure pas à ce que l'on montre mais à ce que l'on comprend." (Henry Ford)

"Nous passons 15 ans à l'école et pas une fois on ne nous apprend la confiance en soi, la passion et l'amour qui sont les fondements de la vie." (Albert Einstein)

"L'imagination nous emmène dans cet état de rêverie où des pensées partielles, des sentiments, des images vagabondes fournissent des associations intuitives particulièrement utiles pour trouver des solutions nouvelles à des problèmes." (Martin Seligman- cofondateur de la psychologie positive)

"Si vous voulez juger un régime, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"Le vide n'est pas néant mais potentialité pure comme le silence dans la musique." (Rumi)

"C'est en cessant de chercher que nous trouvons, en cessant de lutter que nous gagnons." (Rumi)

"Il est doux de s'abandonner au flux de la vie comme le ruisseau fait son chemin à travers les possibilités opportunes." (Rumi)

"Dans l'abandon réside le plus grand pouvoir de l'univers." (Bouddha)

"En lâchant prise, ce dont j'ai besoin vient à moi." (Bouddha)

"L'amour est une réalité spirituelle obéissant à des lois niant les mathématiques." (Rudolf Steiner)

"Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation." (Ernest Hemingway)

"L'authenticité est la forme de rébellion la plus pure." (Pattie Smiths)

"Le sens de la vie est de trouver ses dons. Le but de la vie est de les offrir aux autres." (Pablo Picasso)

"Le sens de la vie est de découvrir ses dons et singularités. Le but de la vie est d'en faire profiter les autres, les gens, le monde. Gérer sa vie." (https://youtu.be/GVNHV0OxDts?si=hvcq3sskmhigUVhK)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"J'accepte, je fais confiance, je m'abandonne, je remercie, bonne nuit..." (Carl Gustav Jung) 

"La vérité libère l'esprit". "Le moment présent est la porte de l'éveil". "Soit ta propre lumière (lampe)". "Ne croit rien, vérifie par toi même ". "Le darma est comme une rivière aux multiples sources. Elle nous invite à y puiser notre propre chemin." "Tous, qui que tu sois, peut atteindre l'éveil". "La sagesse est un trésor sans limite". "La souffrance existe. Elle a une cause qui peut être effacée". "L'esprit est tout. Ce que vous pensez vous le devenez". "Le silence dit tout". "L'éveil n'a pas de genre". "Celui qui voit le darma me voit". "Un seul acte de compassion peut tout changer". (Bouddha, présence éternelle) 

"Le bouddhisme a transformé le monde non par la conquête mais pas la compassion, la sagesse et la paix..." (Matthieu Ricard)

"La spiritualité est un processus de transformation personnelle, pas un simple complément de la science, mais une nécessité première de l'existence." (Matthieu Ricard)

"Mon cerveau n'est qu'un récepteur ; dans l'Univers, il existe un noyau à partir duquel nous obtenons la connaissance, la force et l'inspiration. Je n'ai pas pénétré les secrets de ce noyau, mais je sais qu'il existe." (Nikola Tesla)

"Nous ne sommes jamais aussi sans défense que quand nous aimons." (Sigmund FREUD) Mais vous êtes alors là puissance même.

"Si vous ressentez de la douleur, vous êtes vivant, si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain." (Léon Tolstoï)

🌷Les cinq pouvoirs spirituels
"Ce que la plupart des gens appellent pouvoir, les bouddhistes l'appellent désir insatiable. Les cinq désirs insatiables portent sur l'argent, la célébrité, le sexe, l'excès de nourriture et de sommeil. Dans le bouddhisme, nous parlons des cinq vrais pouvoirs, à savoir la foi, la diligence, la pleine conscience, la concentration et la vision profonde. Les cinq pouvoirs sont à l'origine du vrai bonheur, ils sont fondés sur des pratiques concrètes." (L'art du pouvoir, Maître zen Thich Nhat Hanh)

"Chaque être humain porte en lui deux voix : l’une lui murmure la vérité nue, l’autre lui déforme la réalité pour la rendre supportable. Combien de fois nous sommes-nous regardés dans le miroir sans y voir autre chose que notre visage, tandis que nos âmes, tapies derrière la glace, nous observaient de leurs yeux vides? As-tu déjà essayé de rester en silence absolu, d’écouter tes pensées couler librement, sans entraves? C’est terrifiant. L’homme ne supporte pas de se confronter à lui-même, alors il remplit sa vie de bruit, de travail, de conversations creuses, de substances qui l’engourdissent… de tout ce qui peut lui éviter la seule question qui le hante sans relâche : Pourquoi suis-je ici? Qu’est-ce qui me fait avancer? Peut-être que la réponse n’est pas de chercher… mais d’arrêter de fuir…" (Fiodor Dostoïevski)

"Les trois piliers de notre vie sont les chocs émotionnels, la répétition consciente et l'environnement dans lequel on vit. Attache toi à ressentir pleinement ce que tu vises, le monde que tu espères. Attache toi à bien ressentir avant d'agir." (Natascha Krzystofik)

"Tout est mental. Ta réalité est ta pensée. Quand tu cherches à éviter ce que tu crains, tu le produits. Ce à quoi tu résistes persiste..." (Kibalion) 

"Tant que tu n'auras pas conscience de ce qui est inconscient, ton inconscient dirigera ta vie et tu l'appelleras destin." (C. G. Jung)

"Nous sommes arrivés sur différents esquifs et nous sommes maintenant sur le même bateau" . (Martin Luther King)

"Dans une guerre, comme dans un roman, le plus dur à imaginer c'est la fin..." (Saint Exupéry)

"Comme ils ne savaient pas que c'était impossible, ils l'ont fait." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La vie est courte : transgressez, pardonnez vite et embrassez lentement." (Samuel Longhorn Clemens, dit Mark Twain)

"La philosophie est une bataille contre l'envoûtement de notre intelligence par le langage.” (Ludwig Wittgenstein, Investigations philosophiques, 1953)

"Les gens intelligents apprennent de tout et de tout le monde, les gens moyens de leurs expériences, les gens stupides ont déjà toutes les réponses." (Socrate)

"On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute vie intérieure." (Georges Bernanos)

"Celui qui vit dans l'opulence et veut encore davantage sera toujours pauvre." (Matthieu Ricard)

''Je m’aperçois, en visitant mon toit, que le pain que je donne aux oiseaux est mangé par les souris. C’est la même chose dans la vie.'' (Victor Hugo, Choses vues)

"Tu ne vivras sur cette terre que soixante-dix ans au mieux, et peut-être la mort te surprendra-t-elle avant même d’atteindre cet âge. Alors, pourquoi te tourmenter à vouloir réparer un monde où tu ne feras que passer quelques années ?" (Dostoïevski)

"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter."(Aldous Huxley)

"J’oserai lui dire que je ne pense pas tant à la vieillesse. Je n’ai jamais cru que l’âge fût un critère. Il y a cinquante ans, je ne me sentais pas particulièrement jeune, à vingt ans, j’aimais la compagnie des gens plus âgés, et aujourd’hui, je ne me sens pas vieille. Mon âge change, il a toujours changé, d’heure en heure. Dans les instants de fatigue, j’ai dix siècles ; dans ceux du travail, quarante ans ; et lorsque je suis au jardin, avec le chien, j’ai l’impression d’avoir quatre ans." (Marguerite Yourcenar)

"Le fait de n'être plus ne doit pas nous inquiéter plus que celui de n'avoir pas été." ( Arthur Schopenhauer)

"Les arts sont le plus sûr moyen de se dérober au monde. Ils sont aussi le plus sûr moyen de s'unir à lui." (Franz Liszt)

"L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre. C'est le seul !" (Gandhi)

"Un bon rendez-vous est quand on s'enivre de la compagnie de l'autre et que tout devient beau dans le monde..." (Keanu Reeves)

"Il n'est pas de tirant au monde qui aime la vérité car elle n'obéit pas ! (Alain)

"Une personne arrogante se considère parfaite. C'est le principal mal de l'arrogance. Elle empêche une personne d'accomplir sa tâche principale dans la vie : devenir une meilleure personne." (Léon Tolstoï, 1828-1910)

"C'est le jour où tu n'y penses pas que le corps se transpose." (Le Codex d'Elohim)

"La multiplicité des soi n'est qu'apparente. La somme totale des esprits est un." (Erwin Schrödinger)

"L'esprit est le fondement de toute matière. Nous sommes l'expression singulière du tout universel. Ainsi l'homme reconnaît qu'il est dieu." (Max Planck)

"En temps de haines, l'amour est un acte de résistance. - Dans un temps de peur, la foi est un acte de résistance. - En temps de mensonges et de désinformation, éduquer sa conscience est un acte de résistance, - Dans tous ces temps mauvais, la joie est un acte de résistance." (Loryn Brantz, poétesse américaine)

"Mettez-vous sur la fréquence de la réalité que vous voulez obtenir et vous ne pourrez qu'obtenir cette réalité." (Albert Einstein)

"La vie ne réside pas dans les choses mais dans les liens entre les choses." (Philippe Bobola)

"Ce qui nous tient dans nos fonctions est le sens et le fun dans une communauté de plaisir." (Jean-Dominique Michel)

‌"La prolifération à tout prix est le programme du cancer, et c'est le modèle de notre société dont la culture est celle d'un individualisme forcené, en concurrence et en compétition." (Jean-Dominique Michel)

"Le blues est la natation de l'errance et du déracinement." (Jean-Dominique Michel)

"L'individualisme est un leurre. Nous sommes tous dépendants et interdépendants tant dans notre survivance que dans notre identité et sensations d'être. Notre fondements constructeur est la dépendance et la communauté. Quand je regarde ma vie, je vois des personnes qui m'ont construites. Ma vie c'est autrui." (Jean-Dominique Michel)

“Avant de guérir quelqu’un, demandez-lui s’il est prêt à abandonner ce qui le rend malade.” (Hippocrate)

"La seule chose dont tu sois tenu est de vivre pleinement l'instant qui est là." (Pensée Chamane)

"Je suis l'une des personnes les plus difficiles parce que je fais partie de ceux qui se soucient des choses simples et se contentent des petits détails, et personne ne se soucie de ces choses-là..." "J'ai vécu seul les pires moments" a-t-il dit et à sa mort, plus de soixante mille personnes ont assisté à ses funérailles ! (Dostoïevski, un géant de la littérature russe)

"Avoir la possibilité de blesser ceux qui nous ont blessés et choisir de ne pas le faire, voilà ce qui nous distingue vraiment d'eux. La véritable force ne réside pas dans la vengeance, mais dans la maîtrise de soi, dans le choix de la paix plutôt que du ressentiment, et dans la capacité de montrer que nous sommes plus grands que la douleur qu'ils nous ont infligée." (Morgan Freeman)

"J’ai atteint un point de ma vie où les disputes ont perdu de leur charme. Je suis à la recherche de la véritable essence de la paix, choisissant de valoriser ma sérénité plutôt que l'impulsion de gagner à tout prix. J'ai appris que la tranquillité est un plus grand triomphe que n'importe quelle dispute." (Keanu Reeves)

"L'acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu'on porte en soi." (Simone Weil)

"Demeurons simplement dans la fraîcheur inaltérée de l'instant présent, dans la limpidité de la pure conscience éveillée." (Dudjom Rimpoché)

"Il est clair qu'il faut apprendre à maîtriser nos pensées malveillantes dès qu'elles surgissent dans notre esprit, tout comme il faut éteindre un feu dès les premières flammes, avant que la forêt toute entière s'embrase. Sans cette vigilance et cette maîtrise, il nous est très facile de nous écarter considérablement de notre potentiel de bienveillance." (Matthieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, Éditions Nil)

"Pour juger d'un système politique, comptez les cadavres." (Jean-François Revel)

"La vie n'éclaire que ceux qui la portent." (anonyme)

"La conscience d'être en guerre, et donc en danger, permet de faire passer pour naturelle la concentration des pouvoirs sur une toute petite caste, présentée comme la condition sine qua non de survie." (George Orwell)

"Si la liberté a un sens, elle signifie le droit de dire aux autres ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre." (Georges Orwell, avant-propos de "La Ferme des animaux" 1945)

"Ce que le troupeau déteste le plus, c'est celui qui pense différemment. Ce n'est pas tant l'opinion elle-même, mais l'audace de vouloir penser par soi-même, ce qu'il ne sait pas faire." (Arthur Schopenhauer)