"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

La part du saint mensonge (30 06)

Les politiques actuelles nous mentent. Le plus souvent, elles détournent notre attention dans des affabulations, des tromperies ou des mystifications aussi perverses que abusives. Ceux qui les dévoilent sont combattus, remis en cause, quand ils ne sont pas qualifiés sous des vocables pervers, par exemple, de satanistes ou de complotistes. Cela varie selon les époques et les pouvoirs… Un “pouvoir” qui est toujours captif, et réservé à quelques élites ! Ce sont elles qui détruisent tout ce qui les empêche de passer, de se propager, de se nourrir, quand ce n'est pas de se gaver, sans que jamais l'un n'exclue l'autre !

Au Moyen Âge, les filles étaient très tôt mises dans les couvents congrégationnels. On peut citer celui des Augustins à Aix-en-Provence et Toulouse, ou celui des Cordeliers à Angers, Dinan ou Dole. On peut encore citer celle des Carmes de Nantes, ou les sœurs noires de Louvain. Là, dès l'âge de quinze ans, voire plus tôt encore, ces très jeunes moniales étaient consacrées à la dévotion et aux turpitudes de quelques confesseurs, jardiniers ou médecins. Elles tombaient enceintes par l'intervention dite du saint esprit. [sic]. À partir de là, elles pouvaient être considérées soit, comme les petites sœurs de la vierge marie, à moins qu'elles ne soient considérées sous la coupe de Satan. Le choix de cette alternative dépendait de la conjoncture, et des intérêts réputés supérieurs. Mais à aucun moment, les mâles responsables ne se trouvaient inquiétés. Je repense à ces épisodes où les victimes étaient accablées par tous les péchés du monde, détournant ainsi les consciences de leurs propres culpabilités. Le satanisme pouvait être considéré comme le complotisme de l'époque.

Ces gamines étaient les objets du désir des mâles installés du bon côté de la "réalité sociale". N'imaginez pas que la conscience des demoiselles fût affutée pour discerner les vraies causes et conséquences de ce qu'elles vivaient. L'inconscience du réel, cette distance qui les séparait du "vrai" était comblée par les récits officiels. Ceux-ci réorganisaient la réalité et remettaient “tout”, à la “bonne” place : celle qui arrangeait bien sûr, les “pouvoirs” en place !

Regardez le monde politique actuel, et vous retrouverez le même système en tout aussi pervers. Le temps passe et les pratiques du monde restent les mêmes.

Le "pourquoi cela" reste relever d'une sombre logique d'intérêts où les attraits du pouvoir, des biens et d'un hédonisme sexuel sont biens présents. Mais le comment, aussi pervers soit-il, ou certainement à cause de cette caractéristique, demeure difficile à comprendre a priori. Mais il n'y a pourtant rien de complexe la dessous. Il s'agit simplement d'une part de mensonge cultivé et important, adossé à quelque chose de bien plus profond et il me semble que c'est de là que surgissent l'horreur et la perversion.

Edward Bernays, ce neveu américain de Freud, a nettement décrit les méthodes et phénomènes de construction du consentement. Il s'agit simplement de traduire les faits dans une “moraline” compatible avec la réalité sociale de la cible. Pour ce faire, on s'appuie sur les peurs et les envies populaires, quitte à les inventer ou à les provoquer. Dès lors, les gens adhèrent le plus souvent par peur ou alors par l'illusion d'un profit prochain, immatériel ou non. C'est aussi là que le mensonge s'installe... Mais si Bernays use du “commerce des âmes”, il y a autre chose derrière cela.

L'ouverture de la porte de la conscience constitue le cœur de l'appareil. C'est justement là où l'intuition arrive et nous parle, là où les émotions nous découvrent le paysage de l'univers, de la réalité humaine, de la conscience universelle, du vrai, du bon et du beau. Ce ne sont pas les mots et les concepts qui nous disent le réel mais les images dont nous résonnons et qui nous viennent du cœur, les sensations et les sentiments que nous recueillons au fond des choses. Il s'agit donc moins de rationaliser que de ressentir. Voilà le début du chemin : moins "mentaliser" et plus ressentir et s'y attarder tranquillement, savourer ce moment de gratitude et de paix.

Socialement, en cette fin de "post-modernité", nous avons une conception mécaniste du monde. On la retrouve dans notre construction de la réalité, qu'elle soit sociale ou personnelle. Nous “traduisons”, en effet ce que nous ressentons en phénomènes matériels, en hormones causales, en conséquences de forces et de facteurs physiques ou chimiques. C'est ce à quoi s'adonnent les orateurs sur la toile, avec leurs discours, même venus de faux prophètes dits spiritualistes.

Dès lors, nous ne voyons pas ou plus, ce que nous avons sous les yeux ou ce qui nous est donné,... mais la force de nos pensées, de notre imagination, de nos sensations, de nos réalités spirituelles... C'est ici la puissance de la pensée imaginaire, constituée des images qui nous traversent et que nous traversons. Il s'agit donc de les laisser vagabonder en suivant l'intuition que nous livre nos sensations. C'est bien là qu'est le concret du chemin.

Mais alors, si je n'ai pas conscience de ce que le monde construit autour de moi, alors je serai comme ces jeunes filles abusées dans les couvents du moyen âge, croyant les discours officiels imposés, servis de prêt. 0 l'inverse de St Thomas, je ne verrai donc que ce que je crois. Le mensonge des autorités n'a pour seul dessein, que de satisfaire ceux qui le prodiguent, le possèdent et en abusent. Seuls leurs intérêts, réputés secrets seront honorés sans que les victimes ne trouvent aucune raison profonde, et surtout… rien à y redire. Le rôle de "victimes coupables" leur tend les bras. Ce n'est pas exactement le “rôle“ auquel j'aspire !...

Jean-Marc SAURET
Le mardi 30 juin 2026

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