mardi 13 octobre 2020

Les quatre voies du chamanisme (13 10)

Le monde bouge. Il semble évoluer vers ce "Meilleur des Monde" que nous décrivait Aldous Huxley. Nous avons eu peine à croire que cette fantaisie de science-fiction soit devenue bien réelle.. et elle l'était bel et bien. Car, pendant ce temps, Edward Bernays, neveux de Freud, depuis le tout début du vingtième siècle instillait la "publics relations". Il s’agit, en l’occurrence, d’une propagande ouverte au service du mieux offrant, et donc des plus riches possédants. Il décrit et développe ainsi une modification de la société qui transforme le citoyen en consommateur avide, voire cupide. En l’espèce, une marionnette favorable au capitalisme libéral, et qui devient, dès lors victime consentante.

Il rejoint ainsi la doctrine néolibérale du journaliste et essayiste Walter Lippmann pour qui la masse populaire n'a pas de pensée rationnelle, qu'il lui faut une élite pour la diriger et lui dire ce qu'il est bon de penser. En voici l'histoire :

Propaganda, la fabrique du consentement

Edward Bernays n'aura ni remord, ni hésitation, ni même compassion pour ceux qu'il a manipulés. Il publiera même un petit livre pratique de 140 pages environs justement intitulé "Propaganda"

Aujourd'hui, un nouveau chamanisme occidental tente de répondre et de réagir à cette manipulation. Il s’efforce de trouver les outils et les moyens de recouvrer notre souveraineté personnelle, notre capacité de décision sur nos propres vie. Il s’agit bien ici de réveiller notre libre arbitre. Ce sont les quatre voies du chamanisme :

1 - Je suis le monde.

2 - L'autre est une porte qui mène à soi.

3 - la beauté libère de la peur.

4 - Danse, la vie danse... C'est la dynamique de l'indien qui marche sa parole.

Une certaine méditation s'impose pour que nous en trouvions la pratique utile et sincère Je reviens à l'occasion sur les quatre variables qui fondent nos actions et réactions : la culture (nos représentations sociales et personnelles du monde, de l'autre et de nous dans ce monde), la nécessité (qu’elle soit réelle ou de désir, et celui-ci la relie à la culture), la peur et l'amour qui croisent les deux premières et sont les déclencheurs irrationnels de passages à l'acte. On les nomme parfois simplement l'émotion...

Bien évidemment, il ne s'agit pas de tenter de se transformer en corbeau, en loup ou en sauterelle, mais de se retrouver soi-même au cœur de soi comme l'indique et le développe Ghislaine Duboc dans son ouvrage ''Les 4 voies du chamanisme'' (Eyrolle, janvier 2017).

"Sociétalement" parlant, il s'agit de retrouver ce qui nous est essentiel et que les Gilets jaunes ont mis en exergue : un lien social coopératif et solidaire dans une souveraineté récupérée. Il s'agit de vivre nos interdépendances, notre vivre ensemble coopératif pour le bien être partagé et simplement depuis le plus profond de soi-même, libéré de toute obligation, pression, contrainte, en toute authenticité et simplicité. Il y a là un changement de paradigme radical...

En effet, ce n'est pas exactement tout. Il s'agit pour cela de prendre la hauteur nécessaire, sans intellectualiser outre mesure, juste de prendre la mesure du temps car, le passé est le passé, le futur n'a encore rien de concret ni aucune existence. Seulement le présent est là, toujours là et fondamentalement là. On dit même qu'il est présent et qu'il est le seul à l'être. "L'instant présent est l'instant plaisant", dit le proverbe bouddhiste. 

Alors, de temps en temps, restons dans cette unique dimension réelle. Mille et une voie nous y conduisent. On les nomme sophrologie, contemplation, méditation, auto hypnose, yoga, promenade… Ce peuvent être aussi le “lâcher prise”, la sieste sans dormir, le savourement, connexion ou même déconnexion. Ce peut être encore l'écoute active du silence, disponibilité, acceptation, écouter son âme, suivre le fil de l'eau, etc. J'ai même entendu l'expression : "Regarder passer le temps". Voilà qui me paraît assez juste après tout.

Quand ceci est fait, que l'on a accepté ce qui est, alors le temps est venu de cultiver son feu intérieur, sa force fondamentale, sa toute puissance et connaitre ce qui l'alimente : la paix d'un sourire, une chanson, l'acte de création, l'accomplissement d'œuvres, etc... jusqu'à la révélation de soi. On comprend alors comment alimenter ce feu intérieur : du dessin des œuvres dont on a besoin, envie, le désir de réaliser, de rendre à la réalité... et un jour, elles sont là, devant soi.


Jean-Marc SAURET
Le mardi 13 octobre 2020







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