mardi 28 janvier 2020

Victor Hugo n'aimait pas Napoléon Trois

Victor Hugo n'aimait pas Napoléon Trois, et il le faisait savoir. Voilà qui nous donne un large droit à dire et à écrire ce que nous pensons. Je ne dis pas que je n'aime pas le président actuel. Je dis juste qu'il a menti et donc trahi le peu de paroles qu'il a données. C'est grave de trahir sa parole, et c'est une bonne chose de le faire savoir en l'affirmant haut et fort.
Mais à quoi cela sert-il ? Si l'objectif se résume à  nous "soulager", cela est totalement futile et inutile. Cette option ne saurait, à l'évidence, se résumer et se limiter à une fonction exutoire ! Mais nous réalisons, grâce à Victor Hugo, à partir de ses écrits et de ses actes forts, que ce chemin existe pour de bonne causes. Il nous est donc possible à nous aussi, si nous l'osons,... peut-être de l'emprunter.
Si nous aussi, nous nous sentons en capacité d'ouvrir des chemins de "possibles", alors d'autres sauront peut-être que ceux-là existent, qu'ils sont praticables. Ce sont eux qui pourront donc, à partir de là, suivre cette voie. Ils l'emprunteront alors à leur tour pour faire leur chemin, vivre leur liberté, et leur créativité. A partir de ces prémices ils sauront donner une vie sociale à leur bon sens.
Si nous pensons à notre tour que l'humanisme est fondamental, que la peine de mort est une stupidité inefficace, voire contre productive, alors, d'autres "fondamentaux" pourront s'exprimer.
Il deviendra à partir de là possible de résister à la pensée unique (pensée inique)... Nous pourrons alors accuser avec Hugo que "l'enfer de la misère des pauvres fait le paradis des riches". Nous oserons alors, enfin le clamer à notre tour, entraînant ainsi dans la défense de ces valeurs essentielles, bon nombre de nos proches. Autant de nos semblables, de nos compatriotes, qui seront susceptibles de constituer une nouvelle cohorte... vertueuse.
Victor Hugo n'a pas destitué Napoléon trois. Il a toutefois contribué à ce que nombre de citoyens et de députés ne prennent plus sa présence au pouvoir comme une fatalité. Il a "cassé" le caractère inéluctable de ce "pouvoir", remettant ainsi en cause son autoritarisme, qui n'avait rien, en fait, d'une puissance réelle. Les tentatives de "séductions", du "monarque", Victor Hugo à pu les ramener à de plus justes proportions. Elles se sont avérées aux antipodes de l'expression d'une vérité . Peut être leur a-t-il permis aussi de croire que la "Commune de Paris" était juste et réalisable. De la même façon, il était possible d'en déduire que la Seconde République, "la Sociale", était crédible. Il n'a certes pas fait le succès des révolutions, mais il a donné sens et crédit à nombre de ceux qui, dès lors, les ont pensées nécessaires, et légitimes.
Il ne s'agit là ni d'avoir raison, ni d'avoir la certitude de la vérité, mais simplement de donner du sens à nos aspirations, du crédit à nos projets, en ayant foi dans nos propres convictions. C'est ce qui nous permettra, sans doute, de les défendre. 
Je ne dis donc pas que nous avons raison, mais j'affirme que nous devons continuer à clamer haut et fort ce que nous pensons. Nous ne devons  jamais nous taire. C'est à cette seule condition que le débat existera et apportera, enfin à chacune et à chacun un espoir de "possibles".... C'est cela qui peut donner, de fait, un peu de la lumière universelle. C'est tout,... et ce n'est pas si mal !
Jean-Marc SAURET
Le mardi 28 janvier 2020


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