"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

L'être humain ou la machine biologique (15 09)

Je m'attardais sur un article rendant compte de causes de la longévité d'habitants de petits îlots civilisationnels. Je lisait la litanie matérielles de causes biologiques. C'est fou le nombre d'études qui s'attardent et ne s'intéressent qu'à des données et conditions matérielles pour tout comprendre, par exemple et notamment sur les causes de la santé. Un moment de l'article traitait de la longévité connue des habitants de l'ile d'Okinawa au Japon. Ces lignes invoquaient le "Ara Achibou", un principe d'alimentation cadrant la satiété. Cette pratique propose de cesser de manger à quatre vingt pour cent de la satiété et maintenir cet équilibre à chaque repas. L'article posait cette pratique comme étant la raison de la longévité des habitants de l'ile et détaillait les conditions, causes et raison biologique de cette pratique. La cause était là donc mécanique, matérielle, voire une chaîne de réactions physiques ou chimiques.  

Or, j'avais déjà lu plusieurs articles et ouvrages sur le longévité de ces habitants là. La cause invoquée alors était la pratique philosophique de l'Ikigaï. Ceci consistait à garder en tête et dans son fort intérieur une "raison d'être" particulière. C'est aussi ici l'une des traductions du terme, l'autre étant "joie de vivre". Cette raison d'être repose sur quatre piliers : "ce que j'aime faire", "ce pour quoi je suis doué", "ce dont les autres ont besoin" et enfin "ce pourquoi je suis rémunéré" (évoquant la socialisation). Cette élaboration aligne sa passion, sa mission, sa vocation et sa profession. Ce serait ici l'équilibre de cette raison d'être qui serait la cause de l'extraordinaire longévité des habitants de l’île. Ainsi s'opposent alors une cause matérielle à une raison psychique.

De là s'offrent à nous deux démarches qui valent pour tout notre rapport au monde. Si l'être humain était une machine biologique alors la logique mécaniste s'appliquerait pour tout à nous tous et le transhumanisme ou l'intelligence artificielle seraient pertinentes à nous prolonger et à nous aider, voire nous compléter. Mais comme nous sommes des "êtres spirituels" (comme l'évoquait Pierre Teilhard de Chardin) pleins d'intuition et d'imagination. Mais ces dernières capacités sont totalement étrangères à l'IA. Et si nous avions l'intention de nous développer en nous appuyant sur cette IA alors nous ferions fausse route. C'est un fait que nous nous mutilons à persévérer sur ce chemin là.

Pourrions nous user d'une conscience ouverte et profonde qui nous soit propre ? Ces machines traitent et seulement traitent des informations, des données. Elles sont dans l'incapacité totale de traiter des expériences aussi simples soient-elles, comme pourquoi être heureux, se réjouir, ou souffrir. En effet, beaucoup ne comprennent pas cette dernière assertion. En d'autres termes, ces outils savent ils dire ce qu'il se passe quand une personne rêve ou espère ?... La réalité tient compte du désir et de représentations.

Il s'agit donc d'entrer en soi, en lecture de son intérieur et ressentir toute la profondeur de cet espace. Et là nous pouvons trouver toute la puissance de sa propre réalité et de sa "réalisation". La science ne sait pas parler de ce qui se passe quand une personne est triste, amoureuse ou joyeuse. Le ressenti est notre spécificité d'âme. Et donc rien, sinon soi-même, ne saurait en rendre compte, pas même le meilleur algorithme. Est-ce là notre réalité ou la vérité de notre humanité ? La vérité, elle, fini toujours par réclamer ses créances... Et elles sont incontournable !

Mais penchons nous un temps soit peu sur cette réalité émotionnelle d'où partent de fait toutes nos pensées et nos actions. Ma devise complète est bien d'aimer les gens et le travail bien fait pour construire la terre, notre monde ici et maintenant et puis transmettre. Ce n'est pas ce qui est, soit ce que l'on perçoit, qui compte vraiment mais plutôt ce que l'on en fait. Il s'agit donc moins de comprendre que de connaître ce monde intérieur dont nous sommes.

Nous savons de fait que quelqu'un de méchant est d'abord quelqu'un qui souffre, qui tente de se recentrer. Répondre à sa violence en miroir est le conforter dans ce système où il se débat. On ne l'empêchera pas d'être mal dans sa peau. On ne pourrait que l'y conforter, voire l'y acculer. De même qu'on ne parle pas en dissimulé avec quelqu'un qui nous paraît obtus. On ne parlera pas en écho à sa violence. Mais simplement on lui parlera comme si nous étions totalement en présence d'une personne saine et sensée. La seule façon de l'inviter à quitter sa posture de protection est d'éviter de lui porter atteinte dans ce qu'elle imagine être. Alors, recentrons nous nous-même au cœur de soi. Nous lui parlerons d'égal à égal, sans condescendance ni autorité, comme "un sachant" mais à un autre soi-même.

Ce que nous disent les sagesses anciennes est que les années de vie les plus précieuses sont celle qui servent à des valeurs comme à des gens et qui font du bien aux autres. Ce qui prolonge la vie est le désir de vivre. Ainsi, aujourd'hui ma problématique est qu'est-ce que je vais faire qui soit bon pour quelqu'un ? Ainsi il y a bien des philosophies qui nous indiquent que la vraie vie commence quand elle fait du bien à quelqu'un d'autre. Ce qui est important n'est pas ce que l'on produit mais ce que l'on transmet. Ainsi, il nous reste cette question de réalisme : est-ce que je suis le seul à pouvoir transmettre ? Y répondre c'est comprendre sa propre futilité.

Je m'interroge alors de savoir si travailler, s'efforcer, s'acharner, batailler, était bien utile. Et si c'était le contraire qui était utile à la vie : laisser faire, laisser venir, accueillir, lâcher prise... ?

Mais revenons à nous même. Nous savons que nous ne sommes pas notre corps, même pas ce que nous possédons, ni même le résultat de nos actions ou de nos paroles, encore moins nos croyances ou nos opinions, ni même tout ce que l'on pense du monde, des autres, encore moins notre approche de la justice ou de la vérité, pas même nos valeurs, ni nos convictions.

Être n'est que la conscience de soi-même au milieu de de tout cela, de tous ces phénomènes et de leurs interdépendances. Il s'agit juste d'être là. Notre âme est cette part de la conscience universelle, notre contribution ordinaire et habituelle à elle. Contempler jusqu'à l'imagination, c'est là toute l'activité et la sagesse de notre âme profonde.

La joie est notre chemin instructeur. Par la joie le monde est beau, facile et agréable. "Sois joyeux et ensuite viens dans ce monde devenu ainsi aussi merveilleux" nous dit le sage.

Alors, je me pose en suite cette question : faut il être plutôt heureux ou joyeux ? En fait, ce sont les deux faces de la même monnaie : vivre ! La dite science nous indique que 963 hertz est la fréquence de la pensée, que tout est fréquence et que les comprendre nous sauverait de l'ignorance. Alors, installe toi dans l'instant présent, le seul qui soit, et savoure... C'est là que débute la contemplation. Elle est source de joie !

L'art est le langage qui commande à l'âme. Aimer est bien son activité. Parle lui le plus souvent possible et elle te servira. Chaque chose, pensée ou système, possède en son sein les moyens et les causes de sa fin. Mais aussi, chaque fin possède les arcanes d'une renaissance autrement, d'une suite, d'un à venir... Notre sagesse profonde nous dit aussi qu'à chaque mal il y a deux remèdes : le temps et le silence. Ainsi, il est toujours utile de prendre son temps à écouter le silence qui précède, comme celui qui suit ... En leur sein se trouvent les chemins à parcourir et leurs comment.

Ainsi nous voilà bien loin de mécaniques et de leur logique mathématique. Nous revoilà sur les champs des sensations et de l'intuition, dans les rares mots de l'âme, voire dans le son du silence comme nous le proposait Paul Simon..

Jean-Marc SAURET
Le mardi 15 septembre 2026



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