"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Comme si l'écho de mon nom me portait (01 09)

J'écoutais le psychothérapeute Thierry Jansen répondre à cette question qui lui était posée : "Quelle est votre mission de vie ?" Il y avait répondu ainsi : "Je n'ai pas de mission de vie, mais plutôt une vision... J'adore enseigner et d'ailleurs à l'école, enfant, on m'appelait Thierry J'enseigne..." Comme en miroir de cette proposition, je m'entendais me dire à moi-même que ma "vision de vie" était bien de réfléchir, apprendre et connaître. D'ailleurs, la blague habituelle qui m'était faite à l'école, même par certains de mes professeurs, était : "Je le saurai !". Un peu comme si nos noms portaient quelque chose de nous-même, une sorte de prédiction, ou une prémonition de notre "être au monde".

Cette sensation me créait une émotion aussi étrange que présente, avec force et douceur intérieure. Je me reconnaissais pleinement dans cette assertion, et commençais à en savourer la teneur. Et si nos noms étaient un panneau indicateur dirigé vers notre intérieur ? Une indication qui dirait au monde ce que nous faisons là ? En l'occurrence, je savourais le “fait” pour moi même, sans jouer aux explorateurs sociaux. La situation, ainsi décrite, ne m'intéressait que s'il y avait du sens à connaître,... et donc, à partir de là, une découverte de liens subtils entre le monde concret des sensations, et celui du sens profond.

Dans notre famille, nous étions huit frères et sœurs dont quatre garçons : un philosophe, un psychanalyste, un architecte et un sociologue pour les gars. Les sœurs ont toutes changé de nom assez tôt en se mariant : Porcet, Bousquet, Lévèque, Chappert... (D'ailleurs, je ne comprend toujours pas pourquoi les femmes changent de nom à l'occasion de leur mariage) Et si ce n'était pas ainsi, "ça se saurait..."

Pour soi-même, il est déjà intéressant de voir ce qui nous rend joyeux. Pourquoi ? Mais parce qu'il y a là l'ombre d'une passerelle de sens entre nos vies et notre raison d'être là. En d'autres termes, nous voici en route vers notre Ikigaî. Pour ma part, écrire ne vise pas nécessairement à la publication, même si elle arriveCe n'est pas un objectif “ en soi”. En l'espèce, il s'agit plutôt d'un réel outil de réflexion, associé à une activité de pleine sérénité. Elle devient l'outil utile”, destiné à structurer et organiser ma pensée. On retrouve ainsi une activité aussi "rationnalisante" que "réalisante", de celles que l'on pourrait qualifier aussi de auto pédagogique. La véritable finalité consiste donc bien à construire une connaissance structurée et donc utilisable : à l'évidence, elle l'est.

Comme le devin est celui qui devine l'avenir, le pâtissier est celui qui pâtisse le pâtisson pour le transformer en de délicieux gâteaux. De la même façon, l'écrivain est celui qui grave la connaissance. En la couchant sur le papier, il lui accorde de devenir réalité. C'est bien cette part de lui-même qui parle plus fort que sa propre voix... Avec un petit sourire, je pourrai dire : “ Maintenant, je le saurai.

Je ne me reconnais donc plus le droit de ne pas chercher pour savoir. La connaissance est bien le fruit de l'arbre de la recherche, même s'il n'est pas encore celui de la connaissance. Qu'il est doux de sentir naître au bord du cœur le souffle de la découverte. C'est un peu comme si la connaissance était là depuis toujours et qu'il suffisait de la "dé-couvrir" pour qu'elle soit là entière, pure et si belle. C'est toujours la sensation qui m'enveloppe quand j'arrive au point final d'un article. Ce que j'ai réalisé, et peut-être… "découvert", je pourrais même dire que cela m'enivre ! 

Cependant cette réalité là est en totale contradiction avec "la réalité de la réalité". Je parle là, de cette création dans les mots, cette création due aux mots, ce surgissement de nulle part et de rien, au prétexte d'un imaginaire créateur fait de bric et de broc qui s'impose soudain à mon esprit. C'est le syndrome du “eurêka”, prêté à Archimède, découvrant sa “masse volumique”, plongé dans son bain !… On retrouve cette notion dans l'heuristique, qui désigne les techniques d'apprentissage et de résolution de problèmes qui sont fondées sur l'expérience… Eurêka ! Disais-je…

Une certaine prémonition m'invite par ailleurs à coucher les mots sur le papier. Cette même prémonition me pétrit l'âme comme un pressentiment inexpliqué, d'origine mystérieuse. Qu'en penser ? Me voici en passe de ressentir un futur quasi fébrile, ténu, et qui m'attache à quelques événements encore inconnus. Je les sens et ressens, presque là, si proches, juste dans le souffle imperceptible de l'intuition. Nous sommes tous des "pères Noël" à la hotte pleine d'une symbolique chargée d'imaginaire et de cadeaux, aussi uniques que savoureux. Ce sont autant d'éléments que nous avons nous mêmes créés, “inventés“, et/ou dévoilés. Laissons faire, laissons nous aller à cette “nature”, propice à toutes les évolutions… Le “vrai” progrès est incisé à cette aune !

Jean-Marc SAURET
Le mardi 1er septembre 2026





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