"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Courte réflexion pudique (25 08)

Avant de reprendre notre parcours d'échanges et de réflexions, je souhaitais revenir sur  un court propos. En l'espèce, relater une petite réaction politique et non politicienne qui m'est venue aux oreilles. La voici :

J'entends tout à fait que des personnes ne reconnaîtront pas le RN comme un parti républicain et démocratique tant que celui-ci n'aura pas officiellement rejeté, condamné et rompu avec ce qui a fait les fondements du FN. Mais que faire alors des millions de voix qui lui sont apportées et qui le soutiennent depuis la rupture historique FN/RN, soit 31% du corp électoral ? 

Il est vrai aussi que la négation de cette rupture arrange bien une gauche qui se cherche, notamment un adversaire à la mesure de son rêve et de son imagination.

Mais opposer un reproche de valeur à une expression populaire est-il vraiment démocratique ? Qu'est-ce qui prime : La raison ou la sensation ? L'expression populaire ou la moraline qui justifie ou pas la posture de ses choix ? Peut on juger du "bon" choix populaire et de ses fondements ou accueillir sur le sujet un débat dont les bases seront aussi à débattre ? De plus souvenons nous qu'un totalitarisme installé à l'Elysée a privilégié sa règle de gouvernance au dépend de l'avis populaire. Plutôt le 49.3 que la voix des représentants du peuple ! ...et surtout pas le RIC ! (“Feu” le Référendum d'initiative Citoyenne)…

Je repense à ces blues-men qui privilégient le moment, l'instant d'une session à la chanson qu'ils exécutent en s'en inspirant peut être mais en s'en distançant quelque peu. Ici la chanson n'est qu'un prétexte et notre culture néolibérale ne sait pas l'envisager. Pourtant la réalité se trouve vraiment là, pas ailleurs ni autrement. C'est rencontrer "l'âme des choses".

Ainsi les "malentendus", ces gens ordinaires, ont préféré ceux qui les prenaient comme ils sont, les écoutaient même s'il se pouvait que ce soit à tort ou au profit d'intérêts. D'autres ont cessé de voter, peut être persuadés de l'inutilité actuelle du vote (à l'instar de ce qu'avait dit Coluche : "Si la vote servait à quelque chose, il y a longtemps qu'il serait interdit !").

Ce sont ceux qui ont préféré la règle à l'avis du peuple, à son émotion, qui ont conduit la population dans les bras de ceux qui les prenaient en compte, les entendaient, même dans l'intérêt fallacieux de renforcer leur électorat, ou autres...  Et alors ? Avons nous la propriété de la moraline ? Rappelons nous que la réalité est faite d'émotion, d'intuition et d'imaginaire. Elle ne s'épuise pas dans les mathématiques. Avons nous légitimement ou humainement le droit d'évacuer de "la réalité" ceux qui ne pensent ni ne raisonnent comme nous ?... Vaste question !

Ne reprochons ni aux gens ni à quelconque parti d'être les bénéficiaires de la politique actuelle de cette nouvelle extrême droite qui se déclare centraliste mais reste antiparlementaire, réglementariste et autoritaire et qui tente de se débarrasser d'un peuple qui les gêne et les empêche de "tourner leur salade" à leur sauce. Une ancienne député me racontait comment et pourquoi elle avait pris ses distances avec tous ces  mondes d'avides calculateurs.

Alors, quand ce président nous a demandé de faire barrage à l'extrême droite, j'ai suivi la consigne et j'ai voté… contre lui. Effectivement je reste un libertaire blues-man. Voilà pour le présent, mais pour le plus long terme, l'avenir n'est inscrit nulle part, pour qui connaît la musique. À suivre, donc et de près !

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