"Ce n'est ni le monde ni ce que nous y sommes ou y faisons qui nous font peur, mais l'idée que l'on s'en fait, car la vision guide nos pas. Sur cela, nous avons la main et c'est là toute la puissance de notre pensée ! " Après avoir durant des années posté ici réflexions et conseils sur le management des organisations, je livre aujourd'hui une vision de la réalité, au plus profond de soi même sur l'être et l'univers. Profitez ! Si vous êtes désireux d'accomplissement personnel, ce blog est pour vous. Fouillez dans ces plus de 500 articles ! Commentez ! Partagez ! Si ces contenus vous intéressent, le droit de copie, même partiel, est sous Licence Creative Commons : à l'expresse condition d'en indiquer chaque fois la source et de ne pas en faire commerce, chacun est donc libre de les reproduire, de les citer comme il le souhaite.

Qu'est-ce qui fait tourner le manège politique (03 02)

Comme la gauche en France n'est plus le parti du peuple, des plus pauvres et des travailleurs, aux USA le parti démocrate n'a plus rien de plus démocratique qu'un autre. Ces partis de gauche suivent et développent des stratégies de pouvoir et d'intérêts particuliers sur une vision du monde élitiste, woke et partisane. En France, le think tank "Terra nova", organe influant sur la gauche de partis, a publié un rapport en 2011 invitant à s'intéresser et défendre les diplômés, les minorités ethniques, les femmes et les citadins. C'est juste aujourd'hui le programme de LFI...

Comme en France, des partis de droite ont subi la déconstruction mondialiste centriste quasiment totalitaire. Certains se sont retrouvés à leur insu défenseurs de valeurs antérieurement propriétés des gauches. Du même coup, ils se retrouvent être les défenseurs des populations modestes et moyennes. Ainsi, le rassemblement national, pourtant issu d'une extrême droite, se retrouve-t-il au centre droit, sur la plage qu'occupait autrefois le gaullisme social, moral, populaire et éthique. Certains ne voient même plus d'écart entre la politique ou les valeurs du rassemblement national et l'éthique du RPR de Jacques Chirac, voire certains éléments du Parti Communiste de Georges Marchais, notamment sur les questions migratoires

Comme le dit si bien le criminologue Alain Bauer : "La gauche fait une politique de droite et la droite une politique de gauche...". L'analyste s'y perd et du coup, faute de repères, le jugement est fait sur l'histoire des origines, occultant, niant ou aplanissant de ce fait les différentes ruptures dans l'histoire. Ainsi le RN est assimilé à son ancêtre, le FN...

Ce phénomène n'est ni propre aux états unis, ni à la France. Il s'agit d'une tendance universelle dans l'occident. Elle se retrouve un peu partout sur le globe occidental. Je dirais même qu'il s'agit d'une particularité néolibérale, de son aboutissement ordinaire, logique, quand il n'est pas considéré simplement comme normal. De quoi s'agit-il ?

Le néolibéralisme se caractérise par la transformation de toute personne ou citoyen, en consommateur adoubé du droit d'être roi et reine du monde. Ne parle-t-on pas du “client roi” ? C'est cette occurrence qui va lui permettre de combattre seul contre toutes et tous, de se dissoudre dans le désir de plaisirs, de pouvoirs, ou de violences. À partir de là, chacune et chacun va tenter de devenir tout ce qu'il pourrait imaginer. Le sujet néolibéral n'a ni limite ni orientation, ni éthique, ni volonté. Il est et n'est que “pulsion de vœux! Sa caricature est "l'enfant-roi" !... D'où cette tendance démesurée au caprice et à la violence. Il s'agit, comme disent les psychanalystes, d'enfants de trois ans sans limites ni contraintes.

Le souci se profile quand ce type de personnage inonde le monde occidental et jusqu'à ses dirigeants. Ce qui caractérise cette population semble être l'irresponsabilité et l'inconséquence. Ainsi les évolutions sociétales échappent elles à toutes logiques. L'idée que l'intérêt, le besoin ou le désir, motivent les comportements est irréelle. Mais ici, ce sont des pulsions directes et froides qui dirigent les comportements, notamment la pulsion de mort. De fait il s'agit d'une logique solipsiste, égoïste et strictement matérialiste, sans aucune éthique ni morale.

Ne cherchez aucune logique là-dedans. Pensez plutôt à une cour de crèche ou d'école maternelle. La pulsion dirige les postures et les actions. Ajoutez à cela le passage par la puberté et vous trouverez les phénomènes cachés en termes de dérives sexuelles, pédophiles, nécrophiles ou autres, avec leur cortège de cruautés insoupçonnées, inavouées, inassumées. L'humain n'apparaît plus comme un autre soi-même mais tout juste comme un simple élément du paysage : ça se cueille, ça se consomme, et ça se tue si ça gène.

Ne demandez pas à ce type de quidam à la conscience restreinte, voire éteinte, de développer une vision d'un monde meilleur. Englué dans le plaisir de la consommation, dans l'addiction à la précipitation et à tout ce qui bouge, il en est totalement incapable. Nous sommes dans la désocialisation totale, dans la déshumanisation de l'être, dans l'automatisation mécanique du sujet, ce que la modernité considérait comme étant du domaine du "sauvage" et du vulgaire, soit l'absence absolue de conscience et d'éthique... Aujourd'hui, ledit "sauvage" est bien le sujet néolibéral. 

Dans ces conditions, les dérives sociales et sociétales n'ont ni limite ni aspérité où pourrait s'accrocher la prévision. On pourrait qualifier notre époque de chaos. Les manifestations organisationnelles apparaissent ainsi comme autant d'incongruités que notre pensée logique tente de cerner. Les affrontements y sont, non pas cruels, mais d'une violence infinie car hors de toute conscience. C'est la déstructuration du monde et de la société occidentale qui alors saute aux yeux. Ce monde là est bien fini. Ce monde s'effondre enfin devant nous, sous nos yeux, comme une fatalité, comme une logique incongrue, comme une évidence inévitable. Alors, ne nous contentons pas de le voir s'écrouler. Il mérite mieux, et nous aussi !...

Jean-Marc SAURET
Le mardi 3 février 2026

Lire aussi : " Patriotisme, souverainisme et libertarisme  "


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